En pleine crise ukrainienne, l'Union Européenne s'interroge sur la nécessité d'engager un dialogue avec Moscou. Ce sujet crucial sera abordé lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE les 29 et 30 mai à Limassol, Chypre.
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a récemment signé un traité de sécurité avec son homologue polonais, Donald Tusk, pour renforcer leur coopération face à la menace russe. À cette occasion, Starmer a souligné que l'agression en Ukraine a des répercussions sur l'ensemble des pays européens, et qu'il est impératif de répondre à ce défi conjoint.
De son côté, Vladimir Poutine semble avoir laissé entrevoir une ouverture au dialogue, suggérant que l'Europe pourrait choisir son allié historique, Gerhard Schröder, comme intermédiaire. Cependant, cette proposition a été largement rejetée par les États membres de l'UE, qui craignent que cela ne favorise davantage les intérêts russes.
Dans une lettre adressée à Donald Trump, Volodymyr Zelensky a insisté sur le besoin urgent d'une aide militaire accrue, notamment des systèmes de défense aérienne Patriot, alors que les attaques russes intensifient. Ce contexte de tensions croissantes souligne l'urgence de la situation, avec Zelensky appelant à une solidarité européenne plus affirmée.
Les experts s'accordent à dire que la diplomatie pourrait devenir une nécessité, même si des scepticismes demeurent quant à la volonté réelle de Moscou de négocier. « Le dialogue peut être un passage obligé pour éviter de nouveaux conflits », affirme un analyste de l’Institut des relations internationales de Paris.







