Les États-Unis, comme suspecté, disposent désormais de preuves que le détroit d'Ormuz est miné, rapporte BFMTV. Ce déminage représente une étape clé dans les négociations entre Téhéran et Washington.
De récentes informations émanant d'une source militaire, relayées par BFMTV, confirment que la crainte des États-Unis concernant les mines dans le détroit d'Ormuz est fondée. Le général Jérôme Pellistrandi a déclaré sur le plateau de BFMTV : "Il y a des mines qui menacent la sécurité maritime dans cette zone stratégique." Ces mines contraignent les navires à naviguer au nord, se rapprochant ainsi des côtes iraniennes.
L'importance du déminage est également soulignée lors des discussions visant à prolonger un cessez-le-feu de 60 jours entre les États-Unis et l'Iran. L'Express révèle qu'il est prévu que l'Iran débute le déminage dans les 30 premiers jours, sans exiger de droits de passage pour les navires pendant cette période. Selon une analyse des services de renseignement américains, relayée par CBS News, il existerait au moins dix mines dans la région.
Une intervention conjointe ?
Cependant, le général Pellistrandi met en garde sur le fait que "les Iraniens manquent d'aptitudes en matière de déminage", ce qui pourrait compliquer les négociations. En parallèle, le Royaume-Uni et la France se préparent à de possibles interventions. D'après Mer et Marine, la Royal Navy est déjà déployée près de Gibraltar, avec le RFA Lyme Bay, doté de systèmes avancés pour des opérations de déminage sous-marin.
La présence française se renforce également. Un chasseur de mines de la Marine nationale est en position depuis début mai, tandis qu'un autre vient de franchir le canal de Suez, selon Ouest-France. Par ailleurs, le Primula, un chasseur de mines belge engagé dans une mission de l'OTAN, est également prêt à intervenir, comme le rapporte RTBF. L'amiral Tanguy Botman a explicité que, si la décision d'intervenir est prise, le Primula pourra rapidement se mettre au travail dès qu'il sera sur Zone.







