Près de 10 000 détenus vont recevoir une seconde chance dans les jours à venir. Le Vietnam, connu pour ses amnisties régulières, a annoncé la libération prévue de 9 950 prisonniers début juin. Ce choix marque un moment symbolique lié aux récentes élections législatives.
La décision émane de To Lam, secrétaire général du Parti communiste vietnamien et président du pays, dont le décret vise à célébrer "le succès du Congrès du Parti" ainsi que "les élections à l’Assemblée nationale", a précisé Le Van Tuyen, vice-ministre de la Sécurité publique du Vietnam.
Parmi les prisonniers libérés, 63 sont étrangers, incluant 56 hommes et 7 femmes, dont les nationalités n'ont pas été divulguées. L’an dernier, le pays avait libéré plus de 22 000 prisonniers, un record pour une année, à l'occasion du 50e anniversaire de la chute de Saïgon et des célébrations nationales.
Cette amnistie s’inscrit dans un cadre plus large. Depuis 2009, près de 118 000 prisonniers ont bénéficié d'une libération anticipée. Cependant, ceux ayant été condamnés pour des crimes tels que la tentative de renversement du gouvernement ou le terrorisme ne sont pas concernés par ces mesures.
Les experts estiment que ces décisions peuvent améliorer l'image internationale du Vietnam, souvent critiqué pour sa politique pénale. "Ces mesures peuvent également contribuer à renforcer la stabilité sociale", affirme un analyste politique local.







