Le procès d'un des suspects des incendies dévastateurs de Los Angeles en 2025 s'ouvre ce lundi 8 juin 2026, suscitant un vif intérêt médiatique. Jonathan Rinderknecht, chauffeur Uber, est accusé d'incendie volontaire. Des interrogations se posent autour de ses motivations : s'agit-il d'une vengeance contre les riches et leurs demeures, ou est-il un bouc émissaire pour les manquements des services de secours californiens ?
Cette affaire promet de faire les gros titres dans les jours à venir. Rinderknecht comparaît devant un tribunal fédéral de Los Angeles pour la première journée d’audience dédiée à la sélection des jurés.
L’accusation le désigne comme étant l’instigateur d’un incendie qui a éclaté lors de la nuit du Nouvel An 2025. Selon les pompiers, bien qu'ils aient initialement réussi à maîtriser les flammes, l'incendie a ressurgi plusieurs jours plus tard, ravageant le quartier prisé de Pacific Palisades.
Des milliers d’habitations réduites en cendres
Dans cette enclave cossue de Los Angeles, où des villas luxueuses donnent sur l'Océan Pacifique, des milliers de logements ont été détruits, causant la perte de 12 vies, sur un total de 31 victimes enregistrées lors de ces tragiques événements de janvier 2025. Jonathan Rinderknecht plaide non coupable.
Dans des documents judiciaires récemment soumis, les procureurs le dépeignent comme un chauffeur Uber amer face à la société capitaliste, alléguant qu'il aurait mis le feu au quartier de Pacific Palisades, un lieu où il a vécu, par rancœur.
Un pyromane "furieux contre le monde"
Deux semaines avant de commettre son acte, les recherches sur Internet de Rinderknecht ont révélé des demandes telles que "éliminons tous les milliardaires", selon l’accusation.
Il aurait également cherché le slogan "libérez Luigi Mangione", en référence à un Américain suspecté d’avoir tué un dirigeant de United Healthcare, un événement qui a engendré un débat intense au sein de la société américaine, certains noyaux sur les réseaux sociaux présentant Mangione comme un Robin des Bois moderne.
Des témoins qui ont été transportés par Rinderknecht lors de la soirée du Nouvel An l'ont décrit comme étant en colère et conduit de manière erratique, abordant des thèmes concernant sa rage envers le monde, le capitalisme et une possible "justice soi-même", comme en témoignent les documents.
Obsédé par le feu, cet homme, ayant grandi en France, a même alerté les secours avant de fuir les lieux, selon les accusations portées contre lui.
Un bouc émissaire pour masquer l’échec des pompiers ?
De son côté, l’avocat de Rinderknecht, Steve Haney, le décrit comme un "bon samaritain", affirmant qu'il aurait signalé l’incendie initial par "dix-sept appels" aux secours. Selon sa défense, le feu du Nouvel An "aurait été causé par des feux d’artifice tirés par d’autres personnes, et non par Rinderknecht".
L’avocat soutient également que son client est devenu un bouc émissaire afin de détourner l’attention des échecs des pompiers de Los Angeles dans le contrôle de l'incendie initial, pointant un manque de responsabilité de leur part dans cette catastrophe. Le procès pourrait s'étendre sur un peu plus d'une semaine.







