La ville de Belfast a été secouée par des évènements violents au cours de la nuit de mardi, lorsque des manifestations anti-immigration ont éclaté, provoquant des scènes de chaos. Ces troubles interviennent après une récente attaque au couteau, attribuée à un réfugié soudanais, qui a laissé le pays en état de choc. Des vidéos de l'incident dramatique avaient largement circulé sur les réseaux sociaux, exacerbant les tensions dans la ville.
Des centaines de manifestants, pour une majorité masqués, se sont dispersés à travers Belfast. Selon un reportage de l'AFP, des bus et des voitures ont été brûlés, tandis que plusieurs maisons étaient également en proie aux flammes. La chaîne Sky News a relaté des images saisissantes montrant les destructions causées par les incendies.
Les autorités ont dû procéder à l'évacuation de résidents d'un immeuble à la périphérie du centre-ville, en proie aux flammes. La première ministre nord-irlandaise, Michelle O’Neill, a réagi avec indignation : « Des groupes d’hommes masqués qui incendient des maisons où vivent des familles ne sont rien d’autre qu’un acte de lâcheté répugnant ». Elle a par ailleurs insisté sur le fait qu'« rien ne peut excuser ni justifier les attaques commises ce soir », exprimant sa préoccupation et appelant à un retour au calme.
Cette escalade de la violence a suscité une vague de condamnations parmi les responsables politiques et la société civile. Selon un expert en affaires sociales interrogé par Le Monde, « ces événements sont le reflet d'une tension sociale croissante, exacerbée par des discours populistes qui ciblent les migrants ». La ville de Belfast, déjà marquée par son histoire complexe, fait face à un défi majeur pour retrouver la paix et l'harmonie entre ses habitants.







