Le journaliste de 37 ans, en détention depuis mai 2024 en Algérie, a eu la chance de recevoir récemment la visite de sa famille. Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, a pris la parole, assurant que Gleizes "va bien" malgré la situation difficile qu’il endure.
Dans une intervention au journal télévisé de France 2, le ministre a commenté : "Nous avons obtenu qu'une visite puisse lui être rendue, ce qui nous a permis de vérifier son état d'esprit et sa santé physique. Bien qu'il soit confronté à une épreuve très douloureuse, il se porte assez bien." Il a également exprimé son souhait que le journaliste retrouve rapidement sa place dans le monde de la presse et du sport. Il a salué la mobilisation autour de sa cause, tant de la part de sa famille que du monde sportif, et reconnu la difficulté de prédire une date de libération.
Accrédité symboliquement pour la Coupe du Monde 2026
Christophe Gleizes a été interpellé en mai 2024 alors qu'il réalisait un reportage sur le club de football de la Jeunesse sportive de Kabylie. Initialement placé sous contrôle judiciaire, il a été condamné l'année suivante pour "apologie du terrorisme" à une peine de sept ans de prison. Sa mère, Sylvie, a rapporté auprès de l'AFP que lors de leur récente visite, son fils se sentait "de plus en plus isolé du monde extérieur", mais qu'il était bien traité.
Dans l'espoir d'une grâce présidentielle, Gleizes a retiré un pourvoi en cassation en mars dernier. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a exprimé publiquement son souhait que le journaliste obtienne cette grâce pour assister à la Coupe du Monde 2026, pour laquelle il a reçu une accréditation symbolique, un geste fort et significatif en faveur de sa situation tumultueuse.







