Lors des commémorations de l’Appel du 18 juin, Emmanuel Macron a surpris en exprimant son choix d'arme s'il avait effectué son service militaire. En présidant la cérémonie au Mont Valérien, il s'est recueilli sur la tombe des compagnons de la Libération, un moment solennel qui a jalonné cette journée.
Au cours de cet événement, un membre de la famille d'un compagnon a questionné le président sur son ressenti face à l'absence de service militaire dans sa génération. Emmanuel Macron a répondu avec franchise : « Je suis de la première génération qui ne l’a pas fait », ce qui a ouvert la voie à une discussion plus approfondie.
Quand on lui a demandé quelle armée il aurait choisie, il n'a pas hésité : « J’aurai choisi l’infanterie ». Dans un élan de camaraderie, il a ajouté qu'il ne souhaitait pas créer de jalousie entre les différentes unités.
Cette réflexion teintée de regret l'a conduit à mettre en avant l'importance du Service National Universel (SNU). Ce dispositif, qui se transformera en service national volontaire cet été, répond à une volonté de rétablir un lien entre les jeunes et l'armée, dans un contexte géopolitique tendu.
Rappelant la suppression du service militaire en 1996, Emmanuel Macron a démenti que cela ait été une erreur, affirmant que les forces armées avaient besoin de se professionnaliser. Selon lui, sans conflit, le service devenait « une colonie de vacances pour l’armée ». Pour faire face aux nouveaux défis de défense, notamment ceux posés par la Russie, il a assuré que le doublement des réserves, couplé à une réinvention du service, constituerait une « base solide » pour l'avenir militaire du pays.







