ENQUÊTE. Alors que le gouvernement prône la lutte contre les déserts médicaux, une initiative publique pourrait paradoxalement en engendrer un nouveau. L'association Egalité-Santé a saisi le Conseil d'État pour contester la réorganisation envisagée des services hospitaliers en Haute-Marne. Ce débat, qui se prolonge depuis deux décennies, a été notamment516plaqué par le Dr Didier Loiseau, ancien maire de Langres.
La Haute-Marne, un territoire rural, voit sa population de 168 000 habitants, éparpillée sur plus de 500 communes, confrontée à une pénurie croissante de médecins. Des villes comme Chaumont, Langres et Bourbonne-les-Bains sont particulièrement touchées. Chaumont, avec ses 21 000 habitants, est réputée pour son viaduc du XIXe siècle, tandis que Langres se distingue par ses remparts vieux de 2000 ans. Bourbonne-les-Bains, bien que petite avec ses 1 970 âmes, fait parler d'elle grâce à ses thermes renommés qui soulagent divers maux.
En dépit de la beauté de ses paysages vallonnés et de la tranquillité ambiante, le système de santé local s'effondre progressivement. Les trois hôpitaux rattachés au Groupement Hospitalier de Territoire Côte-d’Or Haute-Marne, avec le CHU de Dijon comme établissement support, vivent une situation critique depuis des années. Bien que les acteurs locaux prônent l'union des services hospitaliers, il reste à déterminer l'emplacement du nouvel hôpital.
Les débats sont vifs : certains militent pour sa construction à Chaumont, tandis que d'autres proposent un site médian. Le Dr Didier Loiseau souligne l'importance d'un hôpital situé près d'un axe autoroutier majeur, ce qui faciliterait l'accès pour les ambulances et les professionnels de santé. "L'emplacement idéal doit servir tous les territoires et améliorer l'accès aux soins pour tous les habitants," affirme-t-il.
Plus de 600 professionnels de santé se sont joints à l'association Egalité-Santé pour défendre cette vision d'un hôpital médian. En parallèle, la situation continue de soulever des inquiétudes au sein de la population, qui craignent une dégradation encore plus marquée des services de santé. En conclusion, alors que le gouvernement s'engage à lutter contre les déserts médicaux, la réalité sur le terrain reste à l'opposé des intentions affichées, selon plusieurs observateurs.







