Les citoyens italiens sont invités à se prononcer ce week-end sur une réforme du système judiciaire proposée par la Première ministre Giorgia Meloni, qui suscite de vives controverses. Le scrutin, qui se tiendra sur deux jours, les 22 et 23 mars, pourrait se transformer en un véritable test de popularité pour la dirigeante d'extrême droite à l'approche des élections législatives de 2027.
Cette consultation porte sur le statut des magistrats, un enjeu cher à la droite italienne depuis l'époque Berlusconi. Le gouvernement, ayant pour objectif d'améliorer l'impartialité de la justice, prône une dépolitisation de la magistrature. Cependant, l'opposition, quant à elle, accuse l'exécutif de vouloir affaiblir ce pilier essentiel de la démocratie. Si le « non » venait à l'emporter, cela représenterait un coup dur pour Meloni, d'autant plus qu'elle se retrouve devancée par la gauche dans les derniers sondages.
Le climat politique étant tendu, certains experts, comme l'analyste politique Giovanni De Angelis, estiment que les résultats de ce référendum pourraient influencer le paysage électoral et le positionnement des partis. « Ce scrutin est bien plus qu'une simple réforme judiciaire, c'est un véritable indice de la santé politique du pays », déclare De Angelis.
Alors que le pays se prépare à voter, la question de l'équilibre entre justice et politique reste au cœur des débats. Le résultat de ce référendum pourrait ainsi marquer un tournant décisif pour l’avenir du gouvernement de Giorgia Meloni et de la justice en Italie.







