Partisan d'une large primaire à gauche, le député de la Somme a exprimé dimanche 22 mars son exaspération face à l'attitude des dirigeants du "Titanic de la gauche", qu'il accuse de refuser l'unité à moins d'un an de la présidentielle de 2027.
Dans une intervention marquée par des propos virulents à la suite des résultats des municipales 2026, François Ruffin a tiré la sonnette d'alarme concernant la désunion des anciens membres du Nouveau Front populaire. "Je viens dire : 'Déconne pas la gauche !’. Même si certaines villes comme Paris, Lyon et Marseille conservent une mainmise de la gauche, ces victoires ne cachent pas les pertes à Clermont-Ferrand, Poitiers ou Besançon", a-t-il déclaré sur LCI, en pleine discussion avec Clémence Guetté, vice-présidente insoumise de l'Assemblée nationale, qui a vanté les succès de LFI.
Pour Ruffin, LFI semble adopter une "politique de l'autruche" en se félicitant de ses gains, alors que selon lui, un électorat traditionnel de gauche se détourne et se rapproche du Rassemblement national. "Le constat est clair : nous avons un électorat qui fuit une gauche qui lui fait peur", a-t-il ajouté, avant de critiquer ceux qui ont suivi Jean-Luc Mélenchon, désignant Guetté comme "la petite lieutenante" du leader insoumis.
Clémence Guetté a rapidement réagi à ces commentaires sur les réseaux sociaux. "Je ne suis 'la petite' de personne, Monsieur Ruffin. Ce qui nous différencie, c’est la loyauté à des idées : féminisme, antiracisme et antifascisme", a-t-elle déclaré.
Ruffin n'a pas mâché ses mots : "À bord du Titanic de la gauche, les capitaines se chamaillent alors qu'un naufrage se prépare. Il est impératif d'établir un cap clair, fondé sur les désirs de la majorité des électeurs de gauche qui croient en une candidature unie. Il faut arrêter les conneries et mobiliser nos forces contre l'extrême droite et l'extrême argent", a-t-il conclu.







