La Hongrie est au cœur d'une controverse majeure, après que le ministre des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, a été accusé par le Washington Post d'avoir transmis des informations sensibles à son homologue russe, Sergueï Lavrov. Selon des sources proches de plusieurs responsables européens, Szijjarto aurait régulièrement contacté Lavrov pendant les pauses des réunions du Conseil de l'Union européenne, lui fournissant des « comptes rendus directs des discussions » menées au sein de l'UE.
Le premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a vivement réagi aux allégations, dénonçant « la mise sur écoute d'un membre du gouvernement ». Il a déclaré sur Facebook que cette situation constitue une « attaque grave contre la Hongrie » et a demandé au ministre de la Justice d'ouvrir une enquête. Orbán a souligné l'importance de protéger l'intégrité du gouvernement face à de telles accusations.
Bien que l'article du Washington Post soulève des questions quant à l'éventuelle mise sur écoute de Szijjarto, il ne contient aucune preuve tangible à cet égard. L'information suscite néanmoins des inquiétudes quant aux répercussions sur la sécurité nationale et les relations de la Hongrie avec ses partenaires européens.
En outre, des allégations circulent quant à une prétendue opération des services russes visant à influencer les prochaines élections législatives en Hongrie, en orchestrant une fausse tentative d'assassinat contre un leader pro-russe. Face à ces nouvelles, Szijjarto a qualifié ces accusations de « théories du complot absurdes ». Il a exprimé son indignation face à la possibilité que des services de renseignement étrangers coopèrent avec des journalistes hongrois pour le surveiller.
La polémique a également suscité des réactions à l'international. Donald Tusk, premier ministre polonais, a affirmé que de telles révélations ne devraient étonner personne, estimant que « nous le soupçonnons depuis longtemps ». De plus, Péter Magyar, chef de l'opposition hongroise, a mis en avant des accusations de haute trahison à l'encontre de Szijjarto, affirmant qu'il « trahit les intérêts hongrois et européens ».
Une porte-parole de l'Union européenne, Anitta Hipper, a rappelé l'importance d'une « relation de confiance » entre les États membres et les institutions, appelant le gouvernement hongrois à clarifier la situation. Cette affaire met en lumière les tensions croissantes entre la Hongrie, ses alliés et la Russie, dans un contexte de géopolitique complexe.







