Le président Emmanuel Macron a salué l'héritage culturel de Jack Lang lors de son discours à l'Institut du monde arabe, le 23 mars. Cet hommage intervient alors que Lang est sous le coup d'une enquête pour "blanchiment de fraude fiscale aggravée", liée à l'affaire Epstein, amenant ainsi une note de complexité à cet acte de reconnaissance.
« Je suis heureux de vous retrouver ici », a déclaré Macron à Anne-Claire Legendre, récemment nommée à la direction de l'institution. Le président a tenu à mentionner l'apport significatif de Jack Lang à la culture française, en particulier dans le cadre de l'exposition Byblos, cité millénaire du Liban qui était inaugurée ce jour-là. "Je veux avoir un mot pour votre prédécesseur, Jack Lang, qui a beaucoup fait pour cette exposition et qui, pendant toutes ces années, a énormément œuvré pour l'IMA", a ajouté le chef de l'État.
Macron a souligné l'importance de rendre hommage à celui qui a dirigé l'institution pendant 13 ans et qui, malgré les accusations, a marqué de son empreinte l'Institut. Il a ajouté : "Il est juste qu'hommage lui soit rendu pour son engagement à la tête de cet Institut", renforçant ainsi la légitimité de Lang dans le paysage culturel français.
Pour mémoire, le Parquet national financier a ouvert son enquête le 6 février suite à des allégations concernant Lang et sa fille Caroline. La situation actuelle soulève des débats quant à la séparation entre le patrimoine artistique et les complications juridiques personnelles, un sujet qui intéresse et divise les spécialistes du droit et de la culture.
Les experts s'interrogent sur l'impact de ces révélations sur l'institution elle-même, alors que des voix s'élèvent pour défendre le travail de Lang face aux accusations qui lui sont reprochées. Comme l'affirme l'écrivain et critique d'art Jean-Pierre Lévy, "la culture ne doit pas être mise à l'index pour des erreurs personnelles, mais cela ne doit pas non plus occulter les questions de responsabilité".







