Dans un retournement inattendu, le président américain Donald Trump a suggéré des "négociations" avec un officiel iranien dont l'identité n’a pas été révélée. Il a également reporté de cinq jours des frappes initialement prévues contre des installations stratégiques de la République islamique. Pendant ce temps, Téhéran a intensifié ses menaces en lançant de nouveaux missiles vers Israël, soulignant l'explosivité de la situation.
L'armée israélienne a observé des tirs de missiles en provenance d'Iran, affirmant que plusieurs avaient atteint le nord d'Israël. Cette montée des tensions survient alors que, selon les médias, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a conversé avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, une information que Téhéran a démentie, qualifiant ces déclarations de "fausses" et les qualifiant de manipulations financières.
Au même moment, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a clairement indiqué que Trump voyait une possibilité d'accord qui préserverait les intérêts d'Israël. Toutefois, ce dernier s’est engagé à poursuivre les frappes militaires en Iran et au Liban, notamment contre des cibles liées au Hezbollah, un groupe armé pro-iranien.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a lui aussi nié avoir eu des négociations avec les États-Unis durant les derniers 24 jours de conflit. Néanmoins, il a reconnu avoir reçu des "messages" d'intérêts américains via des "pays amis" pour discuter d'une éventuelle cessation des hostilités.
Des sources comme Axios et Reuters rapportent que les émissaires américains pourraient rencontrer une délégation iranienne cette semaine au Pakistan. Interrogée par l'AFP, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, n'a pas démenti ces discussions, mais a précisé que tout devait être confirmé officiellement.
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a exprimé la volonté d’Islamabad d’aider au rétablissement de la paix dans la région. Pendant ce temps, Trump a informé sur son réseau social d'un report de cinq jours des frappes sur des infrastructures vitales de l'Iran, tout en mentionnant des "points d'accord majeurs" trouvés lors de discussions précédentes, sans donner plus de détails.
La réaction aux déclarations de Trump ne s'est pas fait attendre sur les marchés. Les prix du pétrole ont chuté brusquement de plus de 10%, avant de se rétablir rapidement. L’optimisme des marchés asiatiques et européens reflète une certaine volonté de stabilisation, mais les répercussions de ce conflit continuent de peser lourdement sur la sécurité dans la région.
Dans le cadre de ce contexte tendu, l'Iran a mis en garde contre une fermeture totale du détroit d'Ormuz, un axe crucial pour le transit des hydrocarbures, en réponse à des frappes américaines annoncées. Les médias iraniens ont en outre diffusé des listes de cibles potentielles au Moyen-Orient, portant principalement sur des infrastructures israéliennes.
La situation au Liban, où la guerre a causé de terribles pertes humaines, s'est également détériorée. L'armée israélienne a repris des frappes aériennes sur des zones proches de Beyrouth, revendiquant des attaques contre des membres du Hezbollah, entraînant des réactions violentes.







