Le tribunal, réuni à Besançon, a infligé une peine de 18 ans de réclusion criminelle à Théo Denner, un bûcheron de 25 ans, pour avoir manipulé 39 adolescents, âgés de 13 à 19 ans, sous un faux profil féminin sur internet. Le jugement a été prononcé le 25 mars, au terme d'un procès où Denner a reconnu une grande partie des faits, incluant des viols.
A l'origine, Théo Denner était accusé de crimes touchant 42 jeunes. Cependant, en délibération, la cour a réduit le nombre de victimes à 39, révélant la gravité des actes commis par cet individu. "Je présente mes excuses aux victimes et j'espère qu'après ce procès elles pourront aller mieux", a déclaré l'accusé avant le verdict, marquant déjà un début de prise de conscience de son comportement.
Les avocats de Denner, Jules Briquet et Baptiste Monnot, ont souligné ses efforts d'acceptation de son homosexualité et de compréhension des actes commis, témoignant d'une évolution personnelle notable. Ils ont plaider pour son changement, insistant sur les progrès réalisés.
Un "chasseur sexuel, méticuleux"
Le procureur, Jérémy Lhadi, a dépeint Denner comme un "chasseur sexuel, méticuleux", soulignant sa fascination pour la "traque" et la "domination" de ses proies, qu'il a photographiées comme des trophées. La peine de 20 ans d'emprisonnement avec une période de sûreté des deux tiers avait été requise par le magistrat, bien que le parquet ait indiqué qu'il ne prévoyait pas d'appel à ce stade, selon une source de l'AFP.
La préoccupation pour les victimes reste élevée, et cette affaire soulève d'importantes questions sur la sécurité des jeunes en ligne. Les experts en protection de l'enfance continuent d'appeler à une vigilance accrue et à la mise en place de mesures éducatives pour prévenir de tels abus à l'avenir. Cette tragédie met en lumière la nécessité d'une sensibilisation renforcée sur les dangers du numérique, comme l'ont souligné plusieurs organisations locales et nationales.







