La présidence sud-africaine a confirmé que Cyril Ramaphosa ne sera finalement pas présent au sommet du G7 en juin 2026 à Evian. Cette décision, rapportée par l'Agence France-Presse (AFP), découle de pressions exercées par les États-Unis.
Selon un porte-parole de la présidence, Vincent Magwenya, "nous avons appris qu'en raison de pressions continues, la France a dû retirer son invitation". Les Américains auraient menacé de boycotter le sommet si l'Afrique du Sud y était conviée.
Depuis son retour à la Maison Blanche, le président américain a ciblé Pretoria, l'accusant de persécutions à l’encontre des fermiers blancs et critiquant la plainte sud-africaine portant sur des actes de génocide visant Israël, déposée à la Cour internationale de justice.
La tension diplomatique s'est accentuée depuis que Donald Trump a boycotté le G20 à Johannesburg et a voulu faire exclure l'Afrique du Sud des discussions internationales. Initialement, le président français Emmanuel Macron avait personnellement invité Ramaphosa lors du G20, soulignant une volonté d'accroître les liens avec l'Afrique du Sud, un pays que le G7 a honoré en incluant des nations comme le Brésil, l'Inde et la Corée du Sud comme invités pour cette année.
Malgré cette décision, le porte-parole a assuré que "cela n'affectera pas la résistance et la solidité de nos relations bilatérales avec la France". Il a ajouté : "Indépendamment de tous ces développements, l'Afrique du Sud reste déterminée à maintenir un dialogue constructif avec les États-Unis. La relation entre nos deux nations existait avant l'administration Trump et perdurera au-delà de ce mandat".







