L'Iran a lancé un appel alarmant vendredi, demandant aux civils de fuir les zones où se trouvent des forces américaines au Moyen-Orient, intensifiant ses avertissements face à l'escalade du conflit en cours. Cette déclaration des Gardiens de la Révolution fait écho aux récents discours de Donald Trump, qui affirmait que les négociations avec l'Iran avançaient, malgré la dure réalité sur le terrain.
Sur le site Sepah News, les Gardiens ont qualifié les forces américano-israéliennes de "lâches", accusant ces dernières de tenter d'utiliser des civils comme boucliers humains. "Nous recommandons de quitter d'urgence les zones où sont stationnées les troupes américaines pour éviter le moindre danger", ont-ils ajouté.
L'armée iranienne a également averti que les infrastructures, telles que des hôtels accueillant des militaires américains, pourraient devenir des cibles légitimes. Abolfazl Shekarchi, porte-parole des forces armées, a fait savoir que tout lieu occupé par des soldats américains serait considéré comme un objectif militaire.
En outre, les Gardiens ont récemment contraint trois navires à faire demi-tour dans le détroit d'Ormuz, affirmant que cette voie stratégique était désormais fermée aux navires liés à l'"ennemi". Les tensions se sont exacerbées avec des attaques signalées en Israël ainsi que sur des bases américaines aux Émirats, au Qatar, au Koweït et à Bahreïn, touchant même des installations de défense antiaérienne.
Le Koweït a également été le théâtre de frappes de drones, causant des dommages matériels et affectant plusieurs sites stratégiques, rendant la situation encore plus volatile.
Alors que Donald Trump oscille entre menaces de frappes et promesses de discussions, les enjeux restent tendus. Son ultimatum concernant la destruction de centrales électriques en Iran a été prolongé jusqu'au 6 avril, à la demande du gouvernement iranien, selon ses propres déclarations.
Malgré le refus de Téhéran d'utiliser le terme "discussion", des sources anonymes rapportent que l'Iran a transmis une réponse à un plan américain comprenant 15 points. Le Soufan Center, un institut basé à New York, met en garde contre le risque d'erreurs de calcul de la part des États-Unis en raison de la présence d'un régime ultra-conservateur à Téhéran.
À Paris, le sujet des tensions au Moyen-Orient est au cœur des discussions lors d'une réunion du G7, avec la participation du chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio. Toutefois, des critiques émergent quant à la stratégie de Washington, le ministre allemand de la Défense soulignant l'absence de clarté et d'objectifs.
Alors que le mois de guerre depuis l'offensive conjointe des États-Unis et d'Israël se profile, l'issue semble encore incertaine. Israël, sous la direction de Benjamin Netanyahu, montre une détermination sans faille, intensifiant sa campagne militaire sans chercher de cul-de-sac. Les frappes israéliennes se poursuivent, ciblant des installations en Iran liées à la production d'armement.
Plusieurs explosions ont été rapportées dans le sud de Beyrouth, échappant à la vigilance israélienne envers les milices pro-iraniennes comme le Hezbollah. Depuis le début du conflit, le nombre de morts dépasse les 1 100 et le nombre de déplacés dépasse le million.
La décision d'une offensive simultanée en Iran et au Liban suscite des interrogations. Déjà, l'opposition israélienne critique le manque de stratégie tandis que l'armée reconnaît des besoins en renforts. Selon le Wall Street Journal et Axios, la Maison Blanche envisage l'envoi de 10 000 soldats supplémentaires pour tenter de stabiliser la situation.







