Les pays membres de l’OTAN ont atteint un seuil sans précédent : pour la première fois, ils allouent tous au moins 2% de leur PIB à la défense. Cette augmentation notable des budgets militaires est largement motivée par la guerre en Ukraine, la pression des États-Unis et l'inquiétude face aux menaces russes.
Il y a une décennie, l'OTAN pouvait être comparée à un club où certains de ses membres négligeaient de contribuer. Aujourd'hui, la situation a évolué de manière spectaculaire. D'ici 2025, les 32 pays de l'Alliance atlantique prévoient une hausse de leurs dépenses militaires de 20%, représentant un montant total supérieur à 500 milliards d'euros, soit presque équivalent au PIB de la Suède.
Pour la première fois dans l’histoire de l’alliance, chaque membre respecte l’objectif d’un budget militaire d’au moins 2% de son PIB, alors qu’en 2023, seuls un tiers des pays respectait ce seuil.
La guerre qui fait rage en Ukraine joue un rôle clé dans cette hausse des dépenses militaires. Les nations les plus exposées à l'agression russe, comme la Pologne, qui consacre 4,3% de son PIB à la défense, ainsi que la Lituanie à 4% et la Lettonie à 3,74%, sont en tête de cette dynamique.
Donald Trump menace de se retirer de l'OTAN
Les pays baltes craignent d'être les prochaines cibles d'une invasion. Depuis l'époque de Pierre le Grand, ancien tsar de Russie, Moscou nourrit le besoin de sécuriser un accès aux mers chaudes, notamment par le contrôle de la Crimée, et également aux mers froides via les côtes baltes. Avec la Crimée déjà sous son contrôle, selon Vladimir Poutine, l’enjeu actuel se concentre sur les pays baltes qui, eux, intensifient leurs stratégies d'équipement militaire.
Des experts affirment que cette évolution marque un tournant décisif pour l'OTAN, poussée par des nations touchées par la géopolitique actuelle. Comme l'indique une analyse récente de France 24, cette tendance pourrait définir l'alliance pour les décennies à venir.







