Les rebelles Houthis du Yémen affirment avoir effectué leur premier tir de missile contre le territoire israélien, augmentant les tensions dans la région.
Ce samedi 28 mars, selon le rapport de HuffPost, Israël a annoncé avoir été frappé par un missile tiré depuis le Yémen. L'armée israélienne a déclaré sur Telegram que "les systèmes de défense anti-aérienne ont été activés pour contrer cette menace".
Le missile visait des installations militaires israéliennes et a été revendiqué par les Houthis dans une vidéo partagée sur X, où leur porte-parole, Yahya Saree, a également exprimé leur détermination à porter des attaques futures.
"Nous sommes prêts à une intervention militaire directe"
Le groupe pro-iranien, jusqu'alors en retrait du conflit, a menacé de intensifier ses actions militaires. "Nous sommes prêts à intervenir directement si les États-Unis et Israël collaborent contre l’Iran ou si des opérations hostiles sont menées à partir de la mer Rouge", a récemment déclaré Yahya Saree dans une vidéo. Cette déclaration met en lumière la détermination des Houthis à défendre les intérêts iraniens dans la région.
Les Houthis sont perçus par Téhéran comme des alliés au sein de "l’axe de la résistance", partageant cette vision avec le Hezbollah libanais et le Hamas. Contrôlant une large portion du Yémen, les Houthis ont intensifié leurs attaques non seulement contre Israël, mais aussi contre des navires commerciaux circulant en mer Rouge, aggravant ainsi les tensions maritimes.
En période de conflits récents entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, entre 2023 et 2025, ces rebelles ont déjà fait entendre leur voix, menaçant la sécurité maritime commerciale dans une région clé, en réponse aux actions perçues comme hostiles de l’Iran. Le détroit d'Ormuz reste également un point névralgique, souvent touché par des tensions géopolitiques.







