Soupçonné d'avoir tué sa compagne de 26 ans et son ex-conjointe de 40 ans, Cédric Prizzon, ancien policier de 42 ans, a été placé en détention provisoire à Guarda, au Portugal, le 26 mars. Ce dernier fait également face à des accusations de maltraitance sur sa fille d’un an et demi. Le tribunal de Vila Nova de Foz Côa a jugé qu'il y avait des preuves solides concernant des violences infligées à l'enfant, comme le rapporte le journal portugais Diario de Noticias.
Les enfants de Cédric Prizzon, un garçon de 12 ans et sa demi-sœur, devraient être rapatriés vers la France dans les jours à venir. Actuellement au Portugal, ils ont été découverts avec leur père lors d'un contrôle routier après plusieurs jours de cavale. Les autorités portugaises collaborent avec l'ambassade de France pour organiser leur retour, comme l’indique une source judiciaire à l’AFP.
D’après le quotidien La Dépêche, les corps de ses compagnes ont été retrouvés enterrés dans une région isolée, marquant le point culminant d'une enquête déjà lourde en épreuves. Au vu de la gravité des accusations, des experts en criminologie ont souligné la nécessité d'un suivi psychologique pour le jeune garçon, qui aurait été contraint de jouer un rôle dans des actes inhumains.
Le contexte familial de cette tragédie révèle des tensions profondes. Cédric Prizzon, qui avait déjà été déchu de ses droits de garde, entretenait une relation tumultueuse avec son ex-compagne. Il dénonçait sur les réseaux sociaux des comportements qu'il jugeait dangereux pour leur fils. En 2021, il avait été condamné pour avoir illégalement emmené son enfant en Espagne, un acte qui en dit long sur le climat conflictuel dans lequel il évoluait.
Les éléments du dossier laissent à penser que le jeune garçon a été placé dans une situation insupportable, étant contraint de surveiller son père pendant qu’il commettait des actes irréparables, comme signalé par le quotidien Correio da Manha. Cette affaire tragique soulève des questions sur la prise en charge des mineurs dans des contextes familiaux complexes et sur la nécessité d'une intervention rapide des autorités.







