Une équipe de journalistes de CNN a récemment été arrêtée par l'armée israélienne en Cisjordanie, alors qu'elle couvrait une attaque de colons. Cet incident a provoqué une forte réaction de l'Association de la presse étrangère (FPA), qui dénonce des comportements violents et une détention arbitraire.
Selon un communiqué de la FPA, l'incident s'est produit alors que les journalistes étudiaient les conséquences d'une agression menée par des colons, près du village de Tayasir. Même s'ils s'étaient clairement identifiés comme journalistes, des soldats israéliens ont ciblé l'équipe, utilisant des menaces et pointant leurs armes pour interrompre le tournage.
Mea culpa de l’armée
Les détails sont troublants : un soldat a saisi un photoreporter à la gorge, le jetant au sol et endommageant son équipement. L’équipe, accompagnée de civils palestiniens, a été retenue pendant environ deux heures, entravant ainsi leur travail, une situation que la FPA juge inacceptable. La scène, attestée par une vidéo, met en lumière la gravité de l'incident.
Pour sa part, le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole de l'armée, a déclaré que le comportement des soldats impliqués ne reflète pas les valeurs attendues de l'armée israélienne. Il a également affirmé que des mesures étaient prises pour résoudre rapidement ce problème et s’est excusé en privé. Il a exprimé son souhait de préserver la liberté de la presse, soulignant que ce type de comportement devrait faire l'objet d'une enquête approfondie.
La FPA, qui représente une importante communauté journalistique internationale, a d'ores et déjà déposé une plainte. Cet incident survient sur fond de tensions croissantes entre journalistes et forces israéliennes, la FPA ayant précédemment évoqué une « agression sans provocation » à Jérusalem. La situation soulève des questions essentielles sur le respect de la liberté de la presse dans des zones de conflit, un thème récurrent dans les reportages en provenance de cette région.







