Publié le 31/03/2026 à 10h48
Une rumeur a récemment circulé, affirmant que la France et l’Ukraine auraient « fourni » à l’administration Trump des faux renseignements classés, pour vérifier s’ils seraient transmis à Poutine. Or, aucune preuve ne confirme cette allégation. Selon 20 Minutes, cette infox semble avoir émergé d’un post sur les réseaux sociaux, largement relayé par des comptes opposés à Trump, où un auteur anonyme avançait ces accusations sans fournir de fondement crédible.
D'ailleurs, le service de renseignement ukrainien a officiellement démenti cette allégation, réaffirmant sa coopération avec les États-Unis. Une source anonyme au sein de ce service a précisé que cette rumeur vise à discréditer leur travail, exprimant une préoccupation face à de potentielles fuites d’informations américaines vers la Russie.
Le contexte et les réactions
Cette information fallacieuse trouve son origine dans un discours prononcé par le président Emmanuel Macron le 15 janvier 2026, où il révélait que la France fournissait deux tiers des renseignements à l’Ukraine. Vincent Crouzet, expert en renseignement, a déclaré sur LCI que cela marquait un changement dans les relations de renseignement entre l’Ukraine et les États-Unis, qui a soulevé des inquiétudes quant à la fuite d'informations sensibles.
Le site de fact-checking Snopes a souligné que la désinformation découle d’un malentendu sur les propos de Crouzet, qui a nié avoir dit que l'Ukraine avait sciemment fourni de fausses informations à Washington.
Conclusion : une infox persistante
Cette rumeur, au-delà de son impact immédiat sur les réseaux sociaux, soulève la question de la défiance entre alliés dans le cadre de la défense. Les services de renseignement ukrainiens ont vivement réagi, rappelant l’importance de la coopération internationale en ces temps incertains. La situation souligne à quel point la désinformation peut se propager rapidement, tout en rendant l’atmosphère politique encore plus délicate.







