Des infrastructures militaires, une entreprise pharmaceutique et même un lieu saint ont été frappés en Iran ce mardi, suite aux menaces de Donald Trump, qui a exhorté à une résolution rapide des discussions entre Washington et Téhéran.
La guerre, entamée depuis près de deux mois, continue d'impact globalement l'économie, causant de graves pertes humaines, sans signes de désescalade, malgré les efforts diplomatiques.
Selon les autorités iraniennes, une usine de dessalement sur l'île de Qeshm a été mise hors service suite à des frappes militaires, sans que la date précise de l'attaque soit communiquée. Mohsen Farhadi, responsable du ministère de la Santé, a signalé que "la réparation ne sera pas réalisable à court terme", a rapporté l'agence Isna.
Le gouvernement américain, par l'intermédiaire de Trump, a promis des attaques contre divers sites stratégiques, y compris les centrales électriques et les installations pétrolières, allant jusqu'à évoquer un engagement terrestre potentiel.
D'autres frappes ont été rapportées à Ispahan, où des installations militaires ont également été ciblées, selon l'agence Fars. Les vidéos diffusées montrent des explosions impressionnantes, avec d'immenses nuages de fumée s'élevant dans le ciel nocturne.
Trump a partagé sur Truth Social une vidéo montrant des explosions non vérifiées, amplifiant la tension. Dans la capitale, une entreprise pharmaceutique produisant des traitements contre le cancer a également subi des dégâts lors des frappes, aux dires des autorités iraniennes.
Selon les médias locaux, des explosions ont été entendues dans plusieurs zones de Téhéran, accompagnées de coupures d'électricité. L'armée israélienne a, par ailleurs, averti les habitants d'un quartier résidentiel de rester vigilants face à une éventuelle attaque ciblant "une infrastructure militaire".
Un site musulman chiite, la Grande Hosseinieh, a également été endommagé, a rapporté la télévision d'État. Pendant ce temps, le président américain a exprimé son désir d'atteindre un accord rapide avec l'Iran.
Alors que l'armée israélienne se prépare à une prolongation du conflit, les discussions pour la réouverture du détroit d'Ormuz, clé pour le passage des hydrocarbures mondiaux, continuent de faire débat. Les marchés asiatiques ont temporairement retrouvé de l'optimisme suite à des nouvelles du Wall Street Journal sur une approche plus diplomatique, bien que cela n'ait pas été durable.
En dépit de l'escalade des tensions, des voix de Téhéran se sont élevées, comme celle de Shahrzad, 39 ans, qui a exprimé son souhait de retrouver des jours paisibles où elle ne devait redouter ni explosions, ni conflits.
Dans le cadre de la réactivité militaire, la radio-télévision d'État Irib a rapporté qu'une offensive de missiles avait été lancée vers Israël, entraînant des blessures dans la région de Tel-Aviv suite à des explosions consécutives.
A Dubaï, de nouvelles explosions ont également été signalées, faisant écho à un précédent incident où des débris avaient blessé quatre personnes lors d'une interception de drone. Les autorités saoudiennes ont quant à elles intercepté plusieurs missiles sans en préciser l'origine.
Le Qatar a appelé à une désescalade, rejoignant une position communément adoptée par les pays du Golfe, alors que l'Iran continue de considérer ses actions comme défensives face aux intérêts américains dans la région.
Lors d'une réunion d'urgence prévue au Conseil de sécurité de l'ONU, les pays membres examineront la situation suite à la mort tragique de Casques bleus en mission au Liban, un incident que la France déplore fermement.







