Yohann, un homme de 27 ans vivant avec la prosopagnosie, peine à reconnaître les visages, y compris ceux de sa famille. Lors d'une interview avec Faustine Bollaert, il dévoile les défis qu'il rencontre au quotidien et les ruses qu'il déploie pour surmonter son trouble.
D'après des études, environ 2,5 % de la population mondiale est touchée par ce phénomène, soit une personne sur 40. Yohann fait partie de ce groupe restreint et a longtemps souffert en silence, sans comprendre la nature de sa différence. Son déclic s’est produit lorsqu'il a tenté de récupérer son fils à la crèche, une expérience qui a rapidement viré au désastre. "Parmi tous les enfants, j'hésitais entre trois,... je ne pouvais pas demander à l'assistante maternelle : 'Excusez-moi, pouvez-vous m'indiquer quel est mon enfant ?'" confie-t-il, illustrant la complexité de sa situation.
Ces expériences troublantes remontent à son enfance. Dès l'école primaire, il a commencé à prendre des notes sur les vêtements de ses camarades pour les identifier, se rappelle-t-il. "Mon premier souvenir, c’est lorsque j’avais noté les couleurs des manteaux à la fin de mon cahier avec les prénoms associés," raconte Yohann, révélant une astuce qu'il a appliquée dès son plus jeune âge.
des stratégies pour surmonter le défi
Pour naviguer dans son quotidien, Yohann a développé différentes stratégies afin de reconnaître les autres. "Au foot, je ne savais pas qui était dans mon équipe. Alors, quand on me passait le ballon, je tapais intentionnellement entre deux personnes pour que le ballon soit perdu. Cela me permettait d'éviter la confusion," explique-t-il, une méthode indicative de sa résilience face à un défi unique. Ce récit poignant met en lumière les difficultés des personnes comme Yohann, qui, malgré leur combat, trouvent des manières créatives de vivre pleinement leur vie.
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