Dans un contexte international tendu, Donald Trump annonce que les Etats-Unis « ne seront plus présents pour apporter leur aide » aux nations dépendantes du pétrole transitant par le détroit d’Ormuz. Ce commentaire survient dans le cadre de l’opération militaire lancée contre l’Iran le 28 février.
Lors d'un récent post sur son réseau Truth Social, Trump a souligné : « J'ai une proposition pour ces pays manquant de kérosène, comme le Royaume-Uni... Achetez du pétrole américain, car nous avons en abondance. Et sachez que vous devrez faire preuve de courage pour accéder à vos ressources. » Son appel à l'autonomie a pour but de signaler aux alliés qu'ils doivent se préparer à défendre leurs propres intérêts face aux défis énergétiques croissants.
« Les Etats-Unis ne seront plus là pour vous soutenir, tout comme vous n'avez pas été là pour nous. L'Iran a été largement affaibli, le plus dur est déjà derrière nous. Allez chercher votre propre pétrole ! »
Cette déclaration est d'autant plus significative pour de nombreux pays asiatiques, comme les Philippines. Jean Maynier, président de la société d’analyse maritime Kpler, a déclaré : "Nous estimons que l'Asie est la région qui souffrira le plus de cette crise. La fermeture du détroit d'Ormuz a provoqué une urgence énergétique, car les ressources ailleurs dans la région ne suffisent pas pour compenser le manque de brut.”
Il a ajouté que des pays tels que la Chine ou l'Indonésie éprouvaient aussi de grandes difficultés face à la réduction des importations, ce qui souligne l'ampleur d'une crise qui avait été anticipée par les analystes. Un autre rapport indique que : "Actuellement, presque aucune cargaison de pétrole brut ne parvient en Asie, et les réserves diminuent rapidement."
Alors que les tensions s'intensifient, certaines voix s'élèvent pour informer sur les solutions alternatives que les nations peuvent explorer afin de diversifier leurs sources de pétrole et réduire leur dépendance, notamment en explorant la coopération régionale.







