Le 2 avril dernier, le conseil municipal de Bergerac – sous la nouvelle mandature – a vu des discussions animées, attirant une trentaine de spectateurs, un public inhabituellement conséquent pour ce type de réunion. Les échanges ont principalement été teintés par un duel entre l'ancien maire, Jonathan Prioleaud, désormais dans l'opposition, et Fabien Ruet, son successeur.
Prioleaud s'est souvent exprimé, esquissant un bilan de son mandat tout en défendant l'importance de divers projets en cours. Il a n'a pas manqué de rappeler les critiques qu'il avait essuyées, déclarant : « Quand on est dans l'opposition puis à la majorité, on dit une chose, puis son contraire. » Dans un tel environnement, l'actuel maire, Fabien Ruet, a semblé montrer un certain agacement face à ces interventions répétées. Il a même suggéré de réviser le règlement intérieur pour mieux contrôler les interventions.
Quartier de La Catte
La séance a débuté par le thème des questions diverses, particulièrement autour de la sécurité dans le quartier de La Catte, un sujet soulevé par les élus du Rassemblement national. Le conseiller François Cornet a mis en avant des incidents récents, tels que l'incendie du foyer de la Brunetiere, soulignant « des signes indéniables d'une dégradation » dans la zone. Il a alerté sur le risque que ce quartier devienne « un territoire perdu de la République ».

Le maire Ruet a répondu fermement, affirmant : « Je n’entends pas être un maire du laxisme. » Il a promis de renforcer la vidéoprotection dans cette zone et assuré que « ce quartier doit devenir comme les autres. »
Fermeture de classe
Un autre point abordé fut la fermeture d'une classe à l'école André-Malraux. Ruet a exprimé son inquiétude, affirmant que « nous avons besoin de moyens » pour les écoles dans des zones défavorisées. Il a déploré un « diktat » de la « macronie agonisante » qui nuirait à l'éducation publique.
« On ne va pas jouer au ping-pong toute la soirée, » a répliqué Prioleaud, faisant référence à la nécessité de nouveaux habitants pour revitaliser les écoles locales.
Place de la République
Aussi, le devenir de la Place de la République a suscité des débats, notamment en raison des craintes exprimées par Prioleaud concernant la sécurité lors de la fête foraine. Ruet s'est montré rassurant, indiquant qu'une commission de sécurité devait évaluer la situation.

Le conseil s'est également penché sur le sujet des indemnisations des élus. Tandis que le montant de l'indemnité du maire reste inchangé, certaines augmentations pour les adjoints ont été jugées « indécentes » par Prioleaud. Ce dernier a noté une hausse de 27 % pour certains adjoints, soutenue par un besoin d'harmoniser avec d'autres structures administratives.







