Ce vendredi 3 avril 2026, une vingtaine de bibliothécaires municipaux de Belfort se sont réunis devant la mairie afin de dénoncer des "problèmes de management" jugés préoccupants.
Avec des mégaphones et des pancartes à la main, les agents des bibliothèques ont exprimé leur mécontentement sous des slogans percutants tels que "Bibliothécaires en quête de sens" et "La mort du bon sens". Cette mobilisation marque leur troisième action de protestation. En effet, Isabelle Aubry, représentante CGT et agente de la bibliothèque Léon-Deubel, explique : "Nous voulons surtout être entendus, car nous sommes méprisés dans cette histoire".
C'est même devenu malsain
Depuis le début de leur mouvement, les agents dénoncent un management jugé toxique, parfois qualifié de "militaire". Des témoignages évoquent des ordres tels que : "Si je te dis de marcher sur les mains, tu le feras sans poser de questions". Face à la mairie, les bibliothécaires affirment avoir subi des "représailles" suite à la distribution de tracts. Isabelle Aubry ajoute : "C'est par exemple des remarques quand on passe dans le couloir, ou l'évaluation d'une collègue où seul ce sujet a été abordé".
Les bibliothécaires constatent que l'atmosphère est devenue encore plus tendue : "C'en est même devenu malsain, alors que tout ce qu'on demande, c'est de la communication. Nous sommes une équipe, nous voulons juste discuter comme une équipe". Plusieurs rencontres ont été organisées avec le directeur général des services de la Ville de Belfort, mais, jusqu'à présent, cela n'a pas amélioré leur situation. Ils revendiquent notamment une prime pour reconnaître la dégradation de leur environnement de travail et l'intervention d'un médiateur avec la direction.
Ça ne veut rien dire
Le dialogue semble en effet totalement rompu. Les bibliothécaires dénoncent des ordres contradictoires émanant de plusieurs niveaux hiérarchiques. L'un d'eux souligne : "Une collègue s'est vue refuser un poste parce que la direction 'ne la voyait pas là'. Ça ne veut rien dire. On ne peut pas juger du travail d'une personne sur ce critère". Les salariés attendent avec impatience de savoir si leurs requêtes, soumises au maire, Damien Meslot, seront prises en compte.







