Après plusieurs semaines de tensions, la direction académique a enfin tranché concernant la carte scolaire pour la rentrée 2023 dans le Doubs. Lors d'une réunion de négociations qui s'est tenue mercredi, il a été décidé que 37 des classes de maternelle et primaire initialement menacées de fermeture allaient finalement être maintenues. Au final, 72 fermetures seront effectives, contre 109 envisagées au départ, tandis que 27 nouveaux postes seront créés.
Cette décision a été accueillie avec soulagement par les parents et les enseignants, notamment à Besançon où des établissements comme l'école Viotte ont réussi à conserver toutes leurs classes. "La mobilisation a payé", affirme Maï Sauvage, une mère d'élève à Viotte, qui a été très engagée dans la campagne de sauvegarde. Plus de 600 signatures ont été recueillies en faveur de la protection de cette école, incluant des actions comme une opération escargot pour sensibiliser le grand public. Elle ajoute : "Nous avons des enfants allophones parmi les inscrits, ce qui démontre l'importance de maintenir des classes stables pour favoriser leurs apprentissages".
Une demi-victoire seulement pour les syndicats
Cependant, toutes les voix ne sont pas unanimes. Les syndicats, notamment le SNUipp, se montrent plus réservés. Ils regrettent que la direction académique ait eu recours à des postes de réserve pour limiter le nombre de fermetures, plutôt que d'explorer d'autres options, comme l'utilisation de postes d'enseignants chargés de missions. Ce choix a pour effet de laisser des déficits en termes de remplacements, ce qui pourrait poser des problèmes dans l'avenir.
La version actuelle de la carte scolaire doit être confirmée lors du conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN) prévu le 21 avril. Des ajustements pourraient être apportés à la rentrée, mais ils ne concerneraient que des ouvertures de classes, en fonction des inscriptions qui pourraient actualiser la situation.
En somme, cette situation illustre les enjeux cruciaux auxquels le système éducatif fait face, mêlant la nécessité de préserver des classes tout en assurant une qualité d'enseignement adaptée aux besoins des élèves et des enseignants.







