Pour de nombreuses personnes âgées, les aides à domicile sont des soutiens indispensables pour des tâches quotidiennes comme s'habiller, se laver ou se nourrir. Malheureusement, ces professionnels gagnent en moyenne entre 1 600 et 2 000 euros brut par mois. Leurs salaires modestes sont de plus en plus menacés par la flambée des prix du carburant.
"Je ne fais plus le plein" - Gaëlle, aide à domicile à Pontarlier
Gaëlle Fourneret, aide à domicile à Pontarlier, raconte son quotidien de plus en plus difficile. "Je mets de l'essence, j'ai encore un peu de chance, mais je ne fais plus le plein. Je mets 50 euros et quand j'arrive sur la réserve, je vais en remettre", admet-elle. L'inquiétude grandit parmi les aides à domicile quant à leur capacité à continuer ce travail dans ces conditions financières précaires.
Un ajustement face à la montée des coûts
Bien que certains employeurs tentent de s'adapter, comme le responsable de l'ADMR dans le Doubs, Willy Cadet, qui a augmenté l'indemnité kilométrique de 38 à 42 centimes par kilomètre. "Ce supplément sera intégré sur le prochain bulletin de paie", a-t-il expliqué. Cela est essentiel pour atténuer les effets de cette crise sur le personnel.
Un surcoût significatif pour les services
Pour l'ADMR, le coût lié à l'augmentation des prix des carburants représente entre 5 000 et 6 000 euros tous les quinze jours. Avec environ 800 employés dans le Doubs, dont 500 aides à domicile, la situation est critique. Ensemble, ces professionnels parcourent près de trois millions et demi de kilomètres chaque année dans le département, ce qui accentue encore davantage la pression financière.
Les histoires de professionnels comme Gaëlle illustrent la réalité difficile à laquelle sont confrontés de nombreuses aides à domicile dans le Doubs. De plus, ces témoignages soulignent le besoin urgent d'interventions gouvernementales pour soutenir ce secteur essentiel et préserver l'autonomie des personnes âgées.







