La triche continue de ternir l'expérience du championnat national de tarot à Pontarlier, dont la 33ᵉ édition s'est tenue du 3 au 6 avril 2026. Année après année, certains joueurs se montrent inventifs pour détourner l’attention de leurs concurrents et ainsi s’accaparer la victoire. Les arbitres, présents en nombre dans la salle, demeurent attentifs aux tentatives des tricheurs et réussissent souvent à déjouer leurs plans malhonnêtes.
"Il y a trois ans, j'ai coincé un tricheur"
L’impact de la triche est bien réel. Un participant et arbitre, Stéphane, originaire d'Île-de-France, se remémore : "Il y a trois ans, j'ai détecté un joueur manipulant les cartes. J'ai immédiatement alerté l'arbitre, et mon instinct s'est révélé juste."
Les méthodes utilisées par certains tricheurs sont variées. Patrick Baumgarten, président de la fédération française du tarot, raconte : "L’an dernier, un joueur a profité de la distribution pour écarter les six pires cartes qu'il a ensuite substituées par celles du chien." La rigueur est de mise pour éviter tout abus. Afin de garantir l’intégrité des parties, le processus de mélange, de coupe et de distribution des cartes ne laisse rien au hasard.
Le tarot attire peu de jeunes
Mais au-delà des fraudes, le vieillissement des participants constitue un véritable défi. Thierry Michaloux, éducateur spécialisé au club de Vesoul, souligne : "Nous avons des difficultés à attirer des jeunes. Nous essayons de créer des écoles de tarot pour rajeunir nos effectifs." Sur les 100 licenciés du club de Haute-Saône, seuls six sont actifs, parmi lesquels sa fille de 30 ans. Le plus jeune des compétiteurs présents lors du championnat n’avait que 18 ans, tandis que le plus âgé en avait 90.







