Le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, a malheureusement dû renoncer à sa visite à Dijon le 17 avril dernier, à cause d'un imprévu tout à fait inhabituel : une collision entre son TGV et une vache.
Selon un communiqué de la SNCF, le train de type TGV Lyria, reliant Paris à Zurich, avait décollé à 12h22 et était censé atteindre Dijon à 13h57. Malheureusement, il a heurté un gros bovin près de Darcey, dans la paisible campagne de Côte d'Or. L'incident, bien que regrettable, n'est pas sans précédent : «Ça arrive assez souvent», a confirmé un représentant de la SNCF.
Le matériel ferroviaire a subi des dommages mineurs, et après des vérifications de sécurité, le train a pu continuer sa route jusqu'à Blaisy-Bas, atteignant cette destination aux alentours de 15h30. Les passagers ont alors été transférés sur un autre train, mais le retard de plus de trois heures a conduit M. Jeanbrun à suspendre son déplacement, comme l’a indiqué son attaché de presse.
Réagissant à la situation, le président de la Métropole de Dijon, François Rebsamen, a pris avec humour cette mésaventure. Lorsque M. Jeanbrun l’a informé de l’annulation de sa visite, M. Rebsamen a plaisanté : «Ça m'est arrivé pas plus tard que la semaine dernière», faisant écho aux incidents fréquents avec les animaux sur les voies ferrées.
Le ministre devait découvrir, entre autres, le premier «quartier à énergie positive» de France, un projet innovant qui produit plus d'énergie qu'il n'en consomme. Quant à la vache, les équipes de SNCF Réseau se sont déjà mobilisées pour la retrouver et l'évacuer, garantissant ainsi la sécurité des lignes.
Alors que cette affaire insolite pourrait prêter à sourire, elle met aussi en lumière les défis que peuvent rencontrer les réseaux de transport en milieu rural.







