Le transport ferroviaire français entre dans une nouvelle ère. La première rame du TGV Velvet, une initiative audacieuse de la société Proxima, a été dévoilée le 22 avril au centre d'essais d'Alstom à La Rochelle, une date marquée par une ambiance festive et des discours inspirants.
Velvet se présente comme le premier acteur privé à se lancer dans l'exploitation de lignes à grande vitesse en France. Le projet débute par la ligne Paris-Bordeaux, avec des départs prévus dès 2028. En plus des quatre premières rames, la société a passé commande pour huit autres, dont la fabrication a débuté dans les ateliers d'Alstom à Aytré et Belfort. À terme, les lignes Paris-Angers-Nantes et Paris-Rennes devraient être ajoutées au réseau à partir de 2029.
Les dirigeants de Velvet, incluant la présidente Rachel Picard, évoquent une vision novatrice du transport. Picard a exprimé son émotion lors de la présentation, affirmant : "C'est une intense émotion, on va essayer de ne pas pleurer… Cette aventure est bien réelle et nous avons un chemin à tracer!" Elle insiste cependant sur le fait que Velvet n'est pas en concurrence directe avec la SNCF, mais souhaite plutôt "compléter l'offre et réinventer l'expérience du voyage à grande vitesse".
En préparation pour une série de tests, les équipes d'Alstom travaillent sans relâche. Guillaume Lheritier, responsable du projet, reste optimiste quant au respect du calendrier : "Nous sommes confiants quant à la réalisation à temps de ce projet ambitieux, bien que des aléas restent possibles lors des phases de validation". Des essais dynamiques sont planifiés pour 2027, alors que les tests statiques se poursuivent en 2026 à La Rochelle.
Le TGV Velvet représente une avancée significative pour le secteur et pourrait transformer les voyages ferroviaires en France. Avec une équipe dévouée et un calendrier maintenu, Velvet est prêt à prendre d’assaut le marché du rail, tout en invitant les usagers à redécouvrir l'expérience du train.







