Chaque année, au mois d'avril, les chasseurs du Doubs réalisent un comptage des chamois pour établir le plan de chasse. Pour l'édition 2026, la fédération de chasse et la préfecture ont décidé d'inviter les journalistes afin de "battre en brèche certaines fausses informations" qui circulent sur le sujet. L'association de protection des animaux sauvages dans le Doubs réclame un "moratoire" sur la chasse en raison d'une baisse significative du nombre de caprins, une tendance confirmée par les analyses des services de l'État.
Le jeudi 23 avril sera donc l'occasion pour tous de se rassembler autour d'une opération de comptage. En réalité, les 3.000 chasseurs enregistrés dans le Doubs procèdent habituellement à cette tâche chaque samedi entre 7h30 et 10 heures. Ils sillonnent ainsi 453 points recensés sur un total de 12 hectares, représentant seulement 1 % du territoire global. Rémi Bastille, préfet du Doubs, expliquait : "Nous allons extrapoler le nombre de chamois sur l'ensemble du territoire" afin de corriger l'idée selon laquelle un comptage précis serait possible. "Nous employons des méthodes d'estimation, car la réalité est souvent bien plus complexe".
Sur les trois dernières années, les chasseurs ont abattu moins de chamois que ce qui était autorisé par le préfet. En 2025, par exemple, le quota était de 451 chamois, alors que moins de 370 animaux ont été prélevés. Les statistiques des services de l'État confirment une "baisse continue du nombre de chamois depuis deux à trois ans", sans que l'on puisse évaluer avec précision l'ampleur de cette diminution. En réponse à cette situation préoccupante, les autorités ont déjà "réduit les plans de chasse de 50 % en deux ans".







