Ce vendredi 21 avril, les syndicats étudiants de Dijon s'unissent pour contester une nouvelle augmentation des loyers proposés par le Crous. Des hausses qui, selon eux, aggravent la précarité des étudiants déjà durement touchés par l'inflation. Une quarantaine d'euros supplémentaires par an a été décidée lors du dernier Conseil d'Administration du Crous en mars dernier, une mesure qui s'inscrit dans une tendance générale d'augmentation des loyers.
Les étudiants du syndicat Solidaires étudiants de Côte-d'Or dénoncent cette situation en déclarant : "CROUS, sponsor officiel de la galère". Depuis 2024, les loyers avaient déjà augmenté de 7%, et cette nouvelle hausse serait, d'après eux, la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Ils organisent donc une mobilisation devant les locaux du Crous, situés rue Recteur Marcel Bouchard, à 13h.
Le Crous se défend cependant en affirmant que ces augmentations sont conformes à l'évolution nationale du coût de la vie. "Il y a une première augmentation basée sur l'IRL (indice de référence des loyers) à 1,04% ainsi qu'une autre tenant compte de l'augmentation des charges de 1%", explique Julie Faivre, directrice de l'hébergement pour le Crous Bourgogne Franche-Comté.
Pour de nombreux étudiants, le sentiment d’injustice est exacerbé par les conditions de vie parfois insalubres. Anxina, étudiante en sciences, se dit prête à quitter son logement : "Avec les cafards qui envahissent ma cuisine, je pourrais facilement trouver un meilleur logement ailleurs pour le même prix". Les témoignages se multiplient, comme celui de Pierre-Alban qui déclare : "Une chambre à 300€ TTC, c'est imbattable, même si ça reste pénible".
S'il est vrai que ces hausses de loyer sont souvent justifiées par des critères économiques, la réalité vécue par les étudiants ne fait que renforcer le mécontentement. Julie Faivre maintient qu'aucun des appartements ne serait insalubre et précise que des interventions de désinsectisation ont eu lieu. Cependant, les étudiants réclament un vrai changement.
La mobilisation de ce vendredi 21 avril pourrait marquer le début d’une prise de conscience plus large sur la question du logement étudiant, un sujet qui mérite sans aucun doute davantage d'attention.







