Un recours a été introduit devant le tribunal administratif de Besançon suite à l'interdiction par le préfet d'une conférence de l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, initialement prévue pour ce jeudi 4 juin. Ce recours sera examiné par le tribunal ce matin.
La question de savoir si la conférence de Salah Hamouri, organisée par l'association France Palestine Solidarité dans le cadre du "Besac Antifa Fest", aura lieu demeure en suspens. L'interdiction, émise par le préfet du Doubs, Rémi Bastille, repose sur des inquiétudes quant à des "troubles à l'ordre public" liés à la présence d'un homme décrit par les organisateurs comme un "ancien prisonnier politique d'Israël" et défenseur des droits du peuple palestinien. Cependant, ses opposants l'accusent d'avoir exprimé des opinions antisémites dans le passé.
Dans son arrêté, le préfet fait référence à des incidents qui se sont produits lors de conférences précédentes de Salah Hamouri à Toulouse et Paris, suscitant des débordements. Ce contexte a incité l'association France Palestine Solidarité à agir rapidement en déposant un recours en référé mercredi, comme l'avait rapporté ICI Besançon.
Le tribunal administratif est donc sous pression pour rendre une décision rapide, étant donné que l'événement est prévu au centre Nelson Mandela de Besançon à 18 heures. Indépendamment de la décision du tribunal, les organisateurs ont déjà prévu une manifestation ce samedi 6 juin à 14 heures depuis la place Granvelle.
Des voix d'experts se sont élevées autour de cette affaire, évoquant des enjeux de liberté d'expression et de sécurité publique. En effet, comme le souligne un chercheur du CNRS, "la notion de trouble à l'ordre public doit être fermement équilibrée avec le droit à la manifestation pacifique". Cette situation de tension à Besançon reflète des préoccupations plus larges sur la liberté d'expression dans le contexte des débats politiques sensibles concernant le conflit israélo-palestinien.







