Les fouilles faites dans le bois de Rouvray concernant l'affaire Émile Louis se sont clôturées sans révéler de nouvelles découvertes. C'est le constat fait par la procureure de la République d'Auxerre, Marie-Denise Pichonnier, le mardi 2 juin, suite à des opérations qui n'ont pas permis d'identifier d'autres victimes du tristement célèbre tueur en série. Comme rapporté par La Montagne, les recherches qui avaient commencé le 18 mai ont pris fin sans résultats probants.
La procureure a déclaré : "Aucune découverte significative n’a été réalisée", malgré les efforts et les moyens déployés par les gendarmes, y compris des techniques de criminalistique avancées. Les fouilles avaient été suspendues l'année dernière après le décès tragique d'un gendarme sur les lieux. Ce nouvel effort, censé se clôturer à la fin de mai, a été prolongé de quelques jours mais sans succès.
Un héritage de douleur
Les investigations se sont déroulées dans ce bois de Rouvray où Émile Louis avait reconnu avoir enterré ses victimes. Selon lui, il aurait tué sept jeunes filles handicapées, dont leurs corps reposeraient à cet endroit éloigné de 17 kilomètres d'Auxerre. À ce jour, seuls deux corps ont été retrouvés, ainsi qu'une partie d'un crâne d'une potentielle huitième victime. Les disparitions, qui datent de la période entre 1975 et 1979, demeurent en grande partie non résolues, Louis s'étant éteint en prison en 2013.
Les témoignages sont rares et vitales pour creuser plus en profondeur, rendant ainsi la tâche de retrouver les dépouilles extrêmement complexe. Pierre Monnoir, président de l'ADHY (Association de défense des handicapés de l'Yonne), a partagé ce sentiment : "Je pense qu'il est trop tard maintenant. Il aurait fallu fouiller toute la zone dès 2000, avec Émile Louis". Cet échec, bien que douloureux, semble avoir été nécessaire selon lui, afin d'apporter un semblant de closure aux familles encore en quête de vérité.







