Le mercredi 3 juin 2026, la préfecture du Doubs se transforme en véritable scène de mémoire. Près de cent élèves, issus de divers collèges et lycées, attendent avec impatience de recevoir leurs récompenses lors du concours national de la Résistance et de la Déportation. Cette année, le sujet de réflexion a été "La Shoah et la fin de l'univers concentrationnaire nazi. Survivre, témoigner et juger 1939 - 1945", attirant la participation de 345 jeunes talents.
Les projets réalisés par ces élèves sont aussi variés qu'émouvants. Certains ont rédigé des journaux intimes fictifs, tandis que d'autres ont créé des frises chronologiques ou des panneaux mémoriaux. Un exemple frappant est celui d'un groupe de quinze élèves du lycée Edgar Faure à Morteau, qui ont choisi de mettre en lumière l'histoire de Louis et Roger Poncet, deux frères originaires du Bélieu, déportés en Allemagne alors qu'ils tentaient de rejoindre les résistants en Afrique du Nord. Avec détermination, ces jeunes ont érigé un panneau mémorial dans leur village, retraçant la trajectoire tragique de ces héros oubliés.
D’autres groupes ont également choisi de plonger dans les horreurs de cette période sombre. Paula, une élève du collège René Cassin à Baume-les-Dames, a écrit un journal intime fictif d'une Polonaise vivant dans un camp de concentration. "C'est crucial de rendre hommage aux déportés. Se souvenir peut nous aider à éviter que de telles atrocités se reproduisent", déclare-t-elle, soulignant l'importance de leur travail.
Ces initiatives, reconnues pour leur créativité et leur profond engagement, seront présentées à Paris, reflétant la volonté des jeunes générations de se souvenir et d'éduquer. Selon un enseignant présent, "Ces travaux, en plus d'honorer la mémoire, créent un lien entre le passé et le présent, rappelant que chaque voix compte dans la lutte contre l'oubli". L’école, à travers ces expériences, devient le berceau d’un éveil citoyen, essentiel pour construire un avenir meilleur.







