La préfecture de la Côte-d'Or a annoncé ce vendredi la répartition des aides financières récemment mises en place pour soutenir les agriculteurs du département. Environ cinquante éleveurs touchés par l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse ont été soutenus, tandis que près de 300 demandes ont été validées par la filière céréalière.
Ce sont plus d'un million d'euros d'aides qui ont été débloqués par l'État au cours des derniers mois. Deux fonds d'urgence ont été instaurés à l'échelle nationale, l'un en décembre dernier en pleine crise de dermatose nodulaire, et l'autre dédié aux céréaliers. La préfecture a précisé, dans son communiqué du 12 juin, le nombre de dossiers approuvés et les montants versés.
En Côte-d'Or, une large part des aides a été attribuée aux céréaliers, dont les exploitations ont été fragilisées par plusieurs facteurs : "les prix bas des céréales, les aléas climatiques, et les répercussions du conflit au Proche-Orient sur les coûts des engrais et des carburants". Au total, 35 millions d'euros ont été débloqués au niveau national, dont plus de 910.000 euros pour le département. Environ 283 demandes ont été jugées éligibles, et les exploitants ont reçu un soutien forfaitaire de 3.006 euros, montant pouvant atteindre 4.509 euros pour ceux installés depuis moins de cinq ans.
Dermatose : près de 49 aides validées pour 135.000 euros
Les aides relatives à l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse ne sont pas appliquées à l'échelle du pays, mais seulement dans certaines zones, y compris la Bourgogne-Franche-Comté. Il est à noter qu'aucun cas direct n'a été observé en Côte-d'Or. Toutefois, certains élevages ont été soumis à des restrictions, limitant le déplacement des animaux. Ces aides ont pour but de "soutenir la trésorerie des exploitations fragilisées par ces restrictions". La Direction départementale des territoires (DDT) a ainsi validé 49 demandes, permettant de distribuer un total de 135.000 euros d'aides début mai. Selon la préfecture, "l’aide forfaitaire varie en fonction de l'impact des restrictions sur les mouvements d'animaux : 1.663 €, 2.772 € ou 3.881 €".







