Avec l'arrivée de l'été, la Ville de Dijon a annoncé ce vendredi un renforcement de ses actions pour lutter contre le moustique tigre, tout en soulignant que la clé réside dans la prévention. Plusieurs dispositifs sont actuellement en cours d'étude.
Dans un communiqué, la municipalité a déclaré : "le moustique-tigre représente un enjeu majeur pour la santé publique". Cet insecte, devenu omniprésent, a été associé à la transmission de maladies, dont le chikungunya. L'été dernier, Dijon a enregistré ses premiers cas autochtones de cette maladie dans le quartier de la Maladière, comme le rapporte ICI Bourgogne.
Face à cette situation, la mairie, le 12 juin, a rappelé les gestes préventifs essentiels et a annoncé le lancement de nouvelles initiatives, tout en augmentant ses actions de sensibilisation et d'information envers le grand public.
À l'étude, la création d'une "brigade du tigre"
Dijon est également impliquée dans divers dispositifs d'observation scientifique visant à comprendre la présence du moustique tigre sur son territoire, ainsi que l'efficacité des méthodes de lutte mises en place. Il existe des collaborations avec d'autres communes de la métropole et des services de l'État pour partager les bonnes pratiques et améliorer la coordination des actions.
Un projet innovant est en cours d'étude, incluant la création d'une "Brigade du tigre" composée d'agents qui iront à la rencontre des habitants pour les informer et les aider à identifier les gîtes larvaires. Dijon souhaite aussi expérimenter la technique de l'insecte stérile, qui consiste à relâcher des mâles stérilisés pour diminuer progressivement la population de moustiques dans certaines zones.
Les bons gestes à adopter
- Vider régulièrement les coupelles sous les pots de fleurs.
- Ranger à l'abri ou retourner les récipients susceptibles de contenir de l'eau.
- Couvrir les récupérateurs d'eau de pluie.
- Nettoyer les gouttières et les chéneaux.
- Éliminer les objets susceptibles de retenir l'eau.
Il est important de rappeler que la majorité des "gîtes larvaires" se trouvent sur des propriétés privées. Les moustiques ne s'éloignent généralement pas de plus de 150 mètres de leur lieu de naissance. La mairie assure que "chaque habitant peut agir efficacement en adoptant ces gestes simples", contribuant ainsi à la lutte collective contre cette menace sanitaire.







