Malgré des réglementations strictes, la Direction générale de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) met en lumière une préoccupation majeure : de nombreux macarons contiennent des colorants alimentaires, parfois interdits ou utilisés en quantités excessives.
Considérés comme « l'un des plus grands succès de pâtisserie de ces 20 dernières années » par l'association UFC-Que Choisir, ces petits délices ne sont pas exempts de dangers. Une enquête récente de la DGCCRF révèle que près de 44 % des macarons analysés lors d'un contrôle en Nouvelle-Aquitaine présentent des non-conformités, avec 22 % d'entre eux déclarés impropres à la consommation en raison d'une surconsommation de colorants. Sur les étiquettes, ces additifs sont souvent indiqués par la mention E + 1XX.
Des pâtisseries parfois « impropres à la consommation »
Les recherches menées en 2018 ont élargi le champ d'investigation, prouvant que le dépassement des limites réglementaires n'est pas un cas isolé. Par exemple, il a été établi qu'un seul « macaron coquelicot » pour un adulte, ou un demi pour un enfant, ayant une forte concentration en colorant E124, peut déjà dépasser la dose journalière autorisée. Ces macarons ont donc été considérés comme impropres à la consommation. De plus, un macaron tricolore, surnommé « Coupe du monde de football », contenait à la fois un colorant interdit et un autre, bien que permis, mais à des niveaux inacceptables.
Ce mois-ci, l'UFC-Que Choisir a également révélé que les macarons à la framboise ou à la pistache contiennent souvent des agents colorants déconseillés ou en excès. La DGCCRF souligne que ces colorants azoïques peuvent avoir des effets néfastes sur l'hyperactivité des enfants. En conséquence, la réglementation impose que les produits mentionnent que la consommation peut avoir des « effets indésirables sur l'activité et l'attention chez les enfants ».







