Les banques traditionnelles réagissent aux offres en ligne à bas prix proposées par des acteurs tels qu'Orange Bank. Nombre d'entre elles choisissent d’ajuster leurs grilles tarifaires à la hausse pour s’adapter, ciblant principalement les clients peu actifs et les frais liés aux cartes bancaires.
Pénaliser les comptes inactifs
La Banque Postale prévoit d'augmenter les « frais de tenue de compte » pour les comptes considérés comme « inactifs », c’est-à-dire sans mouvement durant douze mois. Ces frais passeront de 15 à 25 euros dès l'année prochaine. Posséder un compte « dormant » pourrait donc devenir coûteux, incitant les clients à réévaluer leur situation bancaire.
Augmentation des tarifs des cartes bancaires
Dans certains établissements, comme la Caisse d'Épargne (Bretagne et Pays de Loire), la Banque Populaire (Val de France et Occitanie), La Banque Postale et le CIC, le coût des cartes bancaires à débit immédiat sera rehaussé. Ces augmentations sont principalement dues à la suppression de la commission d'interchange, amenant les tarifs des cartes à se rapprocher de ceux des cartes à débit différé, comme l'indique le journal Les Échos.
Coûts accrus pour les transferts d’épargne
Pour limiter la fuite de leurs clients vers des offres plus compétitives, plusieurs banques revoient aussi leurs tarifs concernant les transferts d’épargne. À partir de 2018, transférer un produit d’épargne vers une autre banque coûtera entre 67 et 90 euros pour des clients du CIC, de la Banque Postale, du Crédit Agricole Ile-de-France et de la Banque Populaire Occitanie.
Face à cette flambée des prix, il est essentiel de rester vigilant. Pour faciliter votre choix, des plateformes comme Panorabanques.com et Capital établissent chaque année un palmarès des tarifs bancaires comprenant les offres de plus de 120 établissements. Il n’a jamais été aussi crucial de se renseigner et d’envisager un changement avant la fin de l’année.







