Une récente étude menée par des chercheurs belges a mis en lumière les habitudes alimentaires des Européens concernant les aliments ultra-transformés. D'après leurs recherches, la France s'en sort plutôt bien en comparaison avec d'autres pays.
Les aliments ultra-transformés, souvent à éviter en raison de leur composition riche en additifs tels que conservateurs et édulcorants, font l'objet d'un vif débat. Dans les supermarchés, ces produits se distinguent par des listes d'ingrédients longues, souvent truffées de codes divers (par exemple, E300, E104, E129).
Plusieurs études scientifiques récentes ont déjà établi des corrélations entre une consommation excessive de ces aliments et diverses pathologies telles que la dépression, le déclin cognitif, certains cancers et l'obésité. En conséquence, les autorités de santé recommandent une réduction de leur consommation.
Le fait-maison, une meilleure option
Les chercheurs du Institute of Tropical Medicine en Belgique se sont penchés sur les données de la European Food Safety Authority (EFSA) pour analyser la consommation en Europe. Leurs résultats révèlent que la Suède et le Royaume-Uni figurent parmi les pays où l'apport calorique provenant d'aliments ultra-transformés est le plus élevé, atteignant respectivement 42 % et 41 %. Cette consommation se compose principalement de viennoiseries, de gâteaux et de boissons sucrées industrielles.
En revanche, l'Italie et la Roumanie se distinguent en affichant les taux les plus bas, avec seulement 13 % et 15 % d'apport calorique issus de ces aliments. La France se positionne quant à elle à un niveau intermédiaire, avec environ 29 % d'aliments ultra-transformés dans son apport quotidien.
Comment réduire la consommation d'aliments ultra-transformés ?
En privilégiant des recettes faites maison avec des produits frais, de saison ou des aliments en conserve ou surgelés non transformés, comme des légumes ou du poisson, il est possible de limiter l'ingestion d'aliments ultra-transformés. Le fait-maison apparaît ainsi comme une option bénéfique pour la santé.
Sources :
Santé Publique France
European Journal of Nutrition







