Dans son édition de juin 2025, l'association 60 Millions de consommateurs met en lumière une étude préoccupante sur la qualité des épices commercialisées dans les supermarchés. Parmi les épices à surveiller de près, trois poivres se démarquent par leur taux élevé de pesticides, suscitant des interrogations quant à leur innocuité pour notre santé.
Cette étude souligne que bien que les épices soient une alternative savoureuse pour réduire notre consommation de sel, elles ne sont pas exemptes de risques. En effet, les médecins recommandent d'utiliser ces saveurs pour améliorer nos plats, tout en restant prudent quant à leur qualité. Certaines d'entre elles possèdent d'indéniables vertus antioxydantes, mais tout n'est pas rose.
Des résultats alarmants sur les pesticides
Les experts de l'association ont passé au crible 40 échantillons de diverses épices incluant currys, poivres et herbes de Provence. Leur analyse a porté sur plusieurs critères essentiels comme la microbiologie, les résidus de pesticides et la teneur en huiles essentielles.
Malheureusement, le bilan est mitigé : environ 67% des échantillons de poivres affichent entre un et cinq résidus de pesticides. Parmi les plus problématiques, le poivre noir moulu Épicéa se voit accorder la note de 9/20, tandis que le poivre noir Éco+ et le Cigalou ne s'en sortent guère mieux, avec des notes respectives de 11,3/20 et 11,4/20. Ces dernier sont notamment pénalisés par leur niveau élevé de pesticides, dont certains sont interdits dans l'UE.
Une qualité aromatique décevante
En matière de qualité aromatique, les poivres ne brillent pas non plus. Hormis le produit Éco+, les échantillons contiennent au minimum 1% d'huiles essentielles, une valeur jugée insuffisante pour garantir une expérience gustative satisfaisante. En fait, seules trois références obtiennent une bonne évaluation grâce à des teneurs d'huiles essentielles supérieures à 2,3%.
Les chercheurs ont aussi mesuré la pipérine, une substance qui confère le piquant caractéristique aux poivres. Le poivre noir Épicéa, par ailleurs, ne parvient pas à atteindre la valeur recommandée de 3,5%. En ce qui concerne le prix élevé de certaines épices, ce dernier peut incontrôlablement engendrer la falsification des produits, notamment par l’ajout d'éléments comme l’amidon. Heureusement, aucune fraude n'a été décelée parmi les échantillons analysés dans cette étude, confirmant que les teneurs observées correspondent effectivement aux grains eux-mêmes.







