Des milliers de Mexicains se sont rassemblés samedi à Mexico, sur le Paseo de la Reforma, pour réaliser la plus grande «ola» de l'histoire, à l'aube de la Coupe du Monde de football qui commence bientôt. Ce mouvement festif, popularisé lors de la Coupe du Monde de 1986, consiste à se lever les bras en l'air avant de s'asseoir à nouveau, créant ainsi une immense vague humaine.
A 9 heures du matin, la foule était déjà massée, arborant fièrement les maillots de la sélection nationale, prête à entrer dans le livre Guinness des records. Selon Sally Avilés, créatrice de contenu de 31 ans, «Je dis qu'on va le battre: nous sommes déjà nombreux et c'est possible, on va y arriver comme nous l'avons toujours fait, à chaque match, dans chaque stade».
Les participants, maquillés et déguisés, suivaient attentivement les instructions du meneur, qui annonçait : «Attention! On se met à genoux, on se penche et on se relève le plus vite possible sur la pointe des pieds, les mains bien en l'air!». La houle humaine prenait peu à peu forme, unissant la foule dans une ambiance festive.
Gloria Fragoso, 55 ans, employée dans le secteur privé, était également présente. Arborant une coiffe traditionnelle, elle exprimait sa joie en disant : «Je ne pouvais pas manquer cet événement merveilleux, montrer au monde ce que le Mexique est réellement, l'ambiance, l'amour, l'union, la paix». Pour elle, Mexico est «plus que prête» à accueillir le Mondial, coorganisé avec les États-Unis et le Canada à partir de jeudi.
Les autorités culturelles mexicaines ont confirmé quelques heures plus tard que le record avait été battu, créant une excitation palpable au sein de la population. Cette ola emblématique n'est pas seulement un acte de divertissement mais aussi un symbole de l'unité et de l'esprit festif du peuple mexicain, à un moment où le monde entier se tourne vers leur pays.







