Les établissements bancaires exigent souvent une assurance décès-invalidité pour les crédits importants. Cependant, cette obligation peut poser problème pour ceux ayant des antécédents médicaux. Bonne nouvelle : des protections légales renforcent les droits des emprunteurs.
Assurance prêt immobilier et questionnaire médical : surveillez la prime
Depuis l'entrée en vigueur de la loi Lemoine en février 2022, les emprunteurs peuvent éviter de remplir un questionnaire médical si la somme prêtée est inférieure à 200 000 € et doit être remboursée avant l'âge de 60 ans. Pour les couples, ce plafond s'élève à 400 000 € avec une assurance répartie à parts égales. Ce changement signifie que les assureurs ne peuvent pas tenir compte de vos antécédents médicaux, car ils ne les connaissent pas.
Cependant, les tarifs sont fixés « à l’aveugle », entraînant souvent des primes plus élevées pour les personnes ayant des problèmes de santé par le passé. Cela incite certains emprunteurs à envisager des montants de prêts plus élevés ou à allonger la durée de remboursement pour bénéficier de primes moindres.
Le droit à l’oubli : un atout pour les emprunteurs
En matière de déclaration de santé, la loi permet de ne pas mentionner certaines maladies, comme un cancer ou une hépatite C, si le traitement est achevé depuis cinq ans sans rechute, selon Lola Sougey-Lardin de l'agence « Nous assurons ». Cependant, dissimuler d'autres conditions médicales reste risqué. En cas de sinistre, une enquête pourrait annuler l'assurance si des mensonges sont prouvés.
Stratégies pour obtenir un prêt immobilier
Les emprunteurs présentant des problèmes de santé peuvent se voir appliquer des surprimes par les assureurs, qui évaluent chaque cas différemment. D'où l'importance de comparer les offres de plusieurs compagnies. Il est également possible que l'assurance devienne si chère qu'elle empêche l'obtention du crédit, cependant, certaines solutions existent pour minimiser les coûts, comme l'exclusion de garanties spécifiques liées à la maladie.
Pour des pathologies prédéterminées, des engagements existent pour limiter les surprimes ou les exclusions. Ce dispositif, appliqué automatiquement selon la grille Aeras, peut faciliter l'accès à l’assurance.
Que faire en cas de refus de prêt ?
Si votre dossier se voit refuser une couverture, la banque abordera alors plusieurs assureurs pour essayer de trouver une solution. Malheureusement, le coût de cette dernière peut parfois être dissuasif.
Alternatives : utiliser une assurance-vie comme garantie
Dans certains cas, il est possible d'obtenir un prêt sans assurance emprunteur en fournissant un contrat d'assurance-vie comme garantie. Cela permet à la banque de disposer d'une couverture pour le remboursement en cas de décès.







