Les défenseurs de la langue française s'indignent. Pourquoi céder à des termes anglicisés comme « souping », « juicing » ou « topping » pour désigner de nouveaux courants alimentaires ? Malgré l'engouement, toutes ces tendances n'ont pas forcément d'avenir.
Naviguer à travers le monde des tendances gastronomiques peut s'avérer compliqué, tant elles sont variées et souvent influencées par d'autres cultures, principalement américaines. Si certaines peuvent transformer notre manière de manger, d'autres semblent superflues. Un point commun émerge cependant : toutes se terminent par le suffixe "-ing".
Le souping
Récemment, le terme "souping" a suscité une vive réaction en ligne suite à un article l'annonçant comme une nouvelle mode. En réalité, il s'agit simplement de consommer de la soupe, une tradition ancienne. Pour ceux qui souhaitent néanmoins "soupinguer" pour se montrer sur Instagram, quelques règles s'imposent.
Concept : le "souping" encourage à boire de la soupe maison, riche en nutriments. Des cures detox à base de soupe peuvent également être envisagées.
Avis : Bien que la promotion de la soupe soit louable, le franglais pour la désigner est superflu.
Viabilité : 1 % de chances.
Le juicing
Le "juicing", plus à la mode, est propulsé par l'ouverture de bars à jus dans les grandes villes françaises et la mise en rayon de marques renouvelant cette tendance.
Concept : Il s'agit de remplacer les repas solides par des jus élaborés à partir de fruits et légumes frais, en utilisant un extracteur pour maximiser les bienfaits.
Avis : La popularité des jus apporte une manière ludique de consommer des aliments nutritifs, bien que des cures de jus ne devraient pas excéder quelques jours pour prévenir l'effet yo-yo.
Viabilité : 50 % de chances.
Le snacking
Apparu il y a des années, le snacking est désormais omniprésent. De nombreuses écoles de cuisine enseignent ce phénomène, qui s'est intensifié ces dernières années, notamment dans les commerces visant à répondre à une demande pour des plats de qualité à emporter.
Concept : Les métiers de bouche étendent leur offre en proposant des plats prêts à déguster, allant des sandwichs aux préparations plus élaborées.
Avis : Bien que remplacer le terme "snacking" par "vente à emporter" serait préférable, l'idée d'artisans utilisant des ingrédients de qualité est positive.
Viabilité : 80 % de chances.
Les toppings
Les "toppings" sont partout, sur divers plats comme les glaces ou salades, permettant aux consommateurs de personnaliser leur repas.
Concept : Il s'agit d'ajouter des garnitures, qu'il s'agisse de fruits ou de graines, sur les préparations.
Avis : Les toppings ne remplaceront probablement pas les salades traditionnelles, mais ils apportent un élément créatif.
Viabilité : 30 % de chances.
Le racletting
Étonnamment, malgré sa nature non conventionnelle, le "racletting" a pris d'assaut les réseaux sociaux pendant l'hiver, prouvant que des plats classiques continuent de séduire.
Concept : Ce terme fictif évoque une passion pour la raclette, qui est indéniablement populaire, même à l'international.
Avis : Au sein de régimes divers, il est rassurant de voir que les plats traditionnels restent prisés.
Viabilité : 100 % de chances.







