Une récente étude publiée dans le British Medical Journal souligne l'importance de retirer les acides gras trans de notre alimentation. Cette mesure pourrait significativement diminuer le taux de mortalité dû aux crises cardiaques.
les risques des acides gras trans
Les chercheurs affirment qu'une interdiction totale des acides gras trans dans les aliments transformés serait la solution la plus efficace pour atténuer les risques de maladies coronariennes. Si les acides gras trans issus de sources naturelles, telles que la viande et les produits laitiers, ne présentent pas de danger significatif, ceux présents dans les produits transformés, fabriqués à partir d'huiles végétales, sont liés à une augmentation des risques de maladies cardiaques lorsqu'ils dépassent 2 % de notre apport quotidien.
statistiques alarmantes
Actuellement, en Angleterre, la consommation d'acides gras trans chez les adultes est d'environ 0,7 % de l'apport énergétique quotidien, avec un taux encore plus élevé parmi les populations défavorisées (1,3 %). Les recommandations actuelles conseillent de limiter cette consommation à 1 %.
Les chercheurs avancent qu'interdire ces substances pourrait potentiellement éviter jusqu'à 7 200 décès dus à des maladies coronariennes en l'espace de cinq ans, tout en réduisant les inégalités sanitaires, notamment parmi les groupes socio-économiques les plus fragiles.
mesures à envisager
Outre l'interdiction complète, d'autres mesures sont proposées pour réduire l'utilisation des acides gras trans. Un étiquetage plus clair et informatif sur les emballages alimentaires, ainsi que l'interdiction de ces graisses dans les restaurants et pour les plats à emporter, pourraient également contribuer à diminuer le nombre de décès, estimé entre 1 800 et 3 000.
Aux États-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) a observé une forte baisse de la consommation d'acides gras trans, passant de 4,6 g par jour en 2003 à 1 g en 2012. Depuis l'interdiction des acides gras trans dans les aliments transformés en novembre 2013, environ 20 000 infarctus ont été évités, avec une prévention estimée de 7 000 décès liés aux maladies cardiaques.







