Récemment, le blocage du détroit d'Ormuz a perturbé le transit maritime, touchant des nations dont les entreprises dépendent fortement de cette voie. Avant la guerre, près de 20 % du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié du monde transitaient par ce passage critique.
La situation s'est intensifiée à partir du 28 février, lorsque les États-Unis et Israël ont commencé des frappes contre l'Iran. En réponse, Téhéran a restreint l'accès au détroit, engendrant une paralysie des activités maritimes. Selon des données de Bloomberg, il est probable que les chiffres des navires touchés soient sous-estimés, de nombreux vaisseaux ayant désactivé leurs systèmes de localisation pour éviter les repérages.
• Une majorité de navires émiratis
Environ 670 navires ont été repérés dans l'ouest du détroit, parmi lesquels on compte 120 liés aux Émirats arabes unis, représentant ainsi près de 18 % du total, selon les estimations des données de suivi maritime.
• Une présence significative de la Grèce
Le pays hellénique se classe en deuxième position avec au moins 75 navires affectés, dont environ 30 sont des pétroliers. Cela représente près de 12 % des navires présents dans la zone.
• L'Asie en première ligne
Les entreprises chinoises, avec 74 navires, sont également touchées, dont 25 consacrés au transport de pétrole et de gaz. D'autres pays asiatiques, comme le Japon et Hong Kong, font également face à des perturbations avec respectivement 39 navires dans la zone.
La situation est préoccupante pour d'autres pays asiatiques, avec des exploitations financières provenant d'Inde, de Singapour, et de Corée du Sud, qui décrivent leurs propres flottes perturbées.
• Pétroliers en danger
Environ 50 pétroliers de type VLCC sont actuellement immobilisés, ainsi que plusieurs méthaniers. La Corée du Sud, la Chine et le Japon détiennent chacun plusieurs de ces grands vaisseaux bloqués.
• Implication des navires iraniens
Les navires iraniens ne sont pas en reste, avec plus de 40 mouvements dans la zone, selon l'agence maritime Kpler. De nombreux autres vaisseaux, bien que sous sanctions américaines, continuent leurs traversées.
• Traversées malgré les restrictions
Des sociétés d'armement grecques, ainsi que des acteurs chinois et indiens, continuent de naviguer dans le détroit, s'appuyant sur des accords de passage négociés avec l'Iran.
• Les navires occidentaux ciblés
Un nombre important de navires, principalement européens et américains, s'apprêtent à attendre que les tensions se dissipent en raison des coûts d'assurances jugés prohibitifs et des risques encourus par leurs équipes. Des données d'UK Maritime Trade Operations révèlent que de nombreux navires ont déjà signalé des menaces dans la région.







