Les associations d'usagers ne cessent de réaffirmer les avantages considérables de la gratuité des transports. En plus d'améliorer le pouvoir d'achat, ce système présente des bénéfices indéniables pour le climat, la santé publique et le renforcement des liens sociaux.
Ce revirement n'est pas une véritable surprise pour les associations, qui étaient déjà en alerte face aux incertitudes. Selon Maurice Marsiglia, président de l'association Se déplacer en liberté (Asdel), “Nous avons toujours pensé que la gratuité se maintiendrait jusqu'aux élections municipales, mais la remise en cause arrive plus tôt que prévu.”
Ce collectif, aligné avec la gauche locale, rappelle que la gratuité, instaurée en 2009, doit être protégée. À un moment où le budget de la Métropole est frappé par un déficit de 123 millions d'euros, les défenseurs de cette mesure soulignent son importance. Marsiglia ajoute : “Notre combat depuis 16 ans est de montrer que la gratuité bénéficie non seulement au pouvoir d'achat, mais réduit également les émissions de CO2, améliore la santé et diminue les tensions sur les routes.”
L'accès à la culture et à l'emploi
D'après les chiffres avancés par l'Asdel, la gratuité a fait tripler la fréquentation des transports en commun en 16 ans. Selon ses fervents défenseurs, cette mesure s'avère cruciale pour la décarbonation de nos modes de transport. “C'est un acquis social bénéfique pour l'environnement et pour les habitants,” conclut Maurice Marsiglia.
Nombreux experts s'accordent à dire que cette initiative est indispensable dans un contexte économique difficile, où prioriser l'accès à la culture et à l'emploi devient vitale pour un grand nombre de citoyens.







