Depuis deux mois, le Pentagone évoque un coût de 25 milliards de dollars pour la guerre en Iran, principalement consacré aux munitions. Pourtant, les véritables dépenses pourraient être bien plus importantes.
Le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, a exprimé ses doutes sur les chiffres avancés par Washington. Il a rendu public un chiffre alarmant, affirmant que le soutien de l'administration américaine à Israël coûterait aux États-Unis près de 100 milliards de dollars, soit quatre fois plus que les estimations officielles.
Lors d'une audition devant la Chambre des représentants, Jules Hurst, contrôleur du Pentagone, a noté que les 25 milliards de dollars sont principalement alloués aux munitions utilisées dans le cadre de cette opération militaire. Cependant, plusieurs médias américains questionnent cette évaluation. CBS News a rapporté que le réel coût pourrait avoisiner les 50 milliards de dollars, s'appuyant sur des sources diplomatiques affirmant que certaines dépenses n'ont pas été prises en compte.
Pour sa part, CNN a estimé le coût réel entre 40 et 50 milliards de dollars, arguant qu'il faut aussi considérer les dépenses nécessaires pour reconstruire les infrastructures militaires et remplacer les équipements endommagés durant le conflit.
Trouver des alternatives à la guerre
Tom Fletcher, sous-secrétaire général aux affaires humanitaires de l'ONU, a été encore plus direct : "Avec 25 milliards de dollars, nous pourrions fournir une aide essentielle à 87 millions de personnes." Ces commentaires soulignent l'opportunité de réaffecter des fonds militaires vers des efforts humanitaires, alors que le conflit reste incertain.
Dans le même temps, l'ex-president Donald Trump a une nouvelle fois menacé de "pulvériser" l'Iran, ignorant les appels à la diplomatie. Alors que des sources officielles américaines déclarent que les hostilités avec l'Iran sont terminées, le sentiment d'une escalade demeure présent parmi les analystes.
En France, une source gouvernementale citée par FranceInfo a indiqué que les opérations militaires ont déjà coûté au moins un milliard d'euros en deux mois, en tenant compte des patrouilles de Rafale et des munitions. Ces dépenses soulignent également l'impact économique que le conflit a sur les alliés européens des États-Unis.







