Le 1er mai à Narbonne a rassemblé plus de 800 personnes, un chiffre avancé par les syndicats, autour de revendications essentielles comme la revalorisation des salaires et l'amélioration des services publics. Le cortège, parti des Halles, a convergé vers la Bourse du travail dans une atmosphère conviviale.
Cette journée internationale des travailleurs a été marquée par de multiples interventions, notamment celle d’Anaïs Sanchez, secrétaire de la CGT de Narbonne. Dans son discours, elle a souligné l'importance de cette journée pour l’ensemble des travailleurs : "Le 1er-Mai n'est pas un jour comme les autres : c'est notre journée". Sanchez a mis en avant les revendications principales de la CGT, qui incluent l'augmentation générale des salaires, leur indexation sur l'inflation, et des mesures en faveur de l'égalité salariale. Elle a également appelé à réorienter les aides publiques vers les services publics plutôt que vers les entreprises.
Au-delà des revendications nationales, l'élection récente de Christophe Barthès, le nouveau maire RN de Carcassonne, suscite des réactions vives. La CGT a exprimé des préoccupations concernant certaines décisions, jugées comme des atteintes aux libertés syndicales, comme le rapporte Le Midi Libre.
Dans le cortège, plusieurs manifestants ont partagé leurs raisons de se mobiliser. Titouan, un étudiant, a déclaré : "Je n'ai pas d'étiquette, je suis avec tout le monde. La jeunesse veut faire bouger les choses, on est là pour défendre les droits des travailleurs." Il a également critiqué les décisions prises par le maire : "Les choix qu'il fait ne sont pas bénéfiques pour les plus précaires, ils les mettent en difficulté."
Roxane, une autre manifestante, a souligné le sentiment d'absence d'écoute de la part de l'État : "Je me mobilise autant que je peux, mais aujourd'hui on a l'impression de ne plus être entendus." Elle a aussi dénoncé les mesures du maire de Carcassonne qui limitent les locaux aux syndicats : "C'est la fin des droits, les organisations qui s'opposent à lui risquent de perdre leurs subventions ou leurs locaux."
Notons également que la CGT a exprimé sa solidarité avec "les millions de travailleurs et de travailleuses qui se trouvent sous les bombes, en Ukraine, en Iran, au Liban, en Palestine ou encore au Soudan", appelant à une paix durable et au respect des droits humains.
La manifestation s'est conclue à la Bourse du travail de Narbonne par un rassemblement festif, qui s'est prolongé tout au long de la journée, unissant plusieurs voix dans une quête partagée pour la justice sociale.







